Aller au contenu principal

La boucherie allemande à l’heure du traiteur

Cette tendance fait le bonheur des fournisseurs d’équipements aux artisans.

Des fonds de tartelette, des couverts, de quoi emballer ou fabriquer les conserves : le salon IFFA Delicat qui se tient à Francfort (du 13 au 20 mai) dans le cadre du salon international de la viande IFFA, reflète la nouvelle orientation de la boucherie artisanale en Allemagne. C’est à 84 % un traiteur, faisant snack-bar dans 52 % des cas, selon la fédération allemande des bouchers charcutiers (DFV).

Vue sous cet angle, l’activité est florissante, bien qu’en concurrence croissante avec la grande distribution, phénomène relativement nouveau en Allemagne. En témoignent les équipementiers en emballage, pesages, préparations et aménagements de boutiques. Une enquête de la DFV montre que la plupart des artisans sont prêts à investir à hauteur de 62 000 e dans les 2 ans. Les ventes du service traiteur (12 %), des livraisons contractuelles (12 %), de cafétérias (7 %) et la vente mobile (3 %) vont continuer à croître.

Il reste que la viande fraîche et les charcuteries représentent toujours les deux tiers des ventes. Les bouchers s’efforcent d’offrir de la qualité supérieure pour se distinguer des GMS. D’après la direction technique de la DFV, les saucisses et jambons se maintiennent à un bon standard. Les viandes fraîches et jambons crus des terroirs allemands sont présents au salon. Ils s’assimilent au luxe, de même que les jambons âgés d’Espagne.

Le bio moins à l’honneur

Un autre courant est représenté par la viande biologique, mais il est plus faible cette année que lors de l’IFFA 2001, année marquée par la crainte de la vache folle.

D’autre part, la viande bio souffre de prix trop élevés. Le prix est le grand souci des bouchers allemands, servant une clientèle plus regardante en raison de la crise économique et depuis le passage à l’euro. C’est la raison d’une chute des ventes de 4,6 % l’an dernier.

L’Allemagne compte près de 19 000 entreprises de boucherie artisanale employant 177 000 personnes et réalisant 16 millions d’euros de CA à travers 30 000 points de vente. L’érosion est d’environ 400 boutiques par an.

Les plus lus

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

Les administrateurs de l'interprofession Anvol
Poulet : « Le rythme de construction de nouveaux bâtiments reste très éloigné des objectifs fixés »

 2 200 poulaillers et près de 2,8 milliards d’euros d’investissements, c’est ce qu’il faudrait à la France pour…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio