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Kupiec, une PME en pleine expansion


> Kupiec compte un demi-douzaine de ligne de production. Chacune peut produire 25 000 galettes de riz en 8 heures.
Un spécialiste de la transformation de céréales, situé à 200 km de Varsovie, a ouvert les portes de son atelier à la presse. Reportage au cœur de cette société qui exporte vers 30 pays.

Il est déjà 11 heures du matin dans la campagne polonaise. La brume n'a toujours pas levé son voile sur les champs environnants. À Prapotnia, petite ville à 200 kilomètres à l'ouest de Varsovie, les salariés de la société Kupiec, spécialisée dans la transformation de céréales (galette de riz soufflé, muesli, pain azyme…), s'activent. Dans quelques minutes ils recevront plusieurs délégations de journalistes étrangers – français, algériens, russes, ukrainiens et même chinois – emmenées par l'Agence des marchés agricoles polonais. Le directeur marketing de l'entreprise semble un peu pris au dépourvu. « Interdit de prendre des photos en gros plan », lâche-t-il. Une remarque souvent entendue lors de visites d'usine en France ! Les deux lignes de production observées, une qui produit des galettes de riz, l'autre du pain azyme, montrent bien que l'entreprise a su s'équiper d'un matériel performant qui n'a rien à envier aux standards de l'Europe de l'Ouest. Le process de production des galettes de riz est similaire à ce qui peut s'observer en France. Le riz est humidifié à 18 °C durant 25 heures puis passe dans une mouleuse à haute pression à 220 °C qui souffle le riz et l'expanse en forme de galette. Une seule ligne peut produire 25 000 galettes en 8 heures, et Kupiec en compte une bonne demi-douzaine. Si l'entreprise affiche donc un process tout à fait

moderne, elle laisse toutefois échapper quelques incohérences industrielles.

Automatisation encore partielle des lignes

La marche en avant des produits n'est qu'approximative. À l'extérieur de l'usine on peut voir des palettes utilisées stockées à côté des matières premières ou des coproduits issus de la chaîne de fabrication. Autre anomalie : la mauvaise implantation des insectocuteurs. Résultat : des mouches se retrouvent directement sur les produits en cours de fabrication. Autre différence avec les usines de l'Europe de l'Ouest, une automatisation partielle des lignes. Les opérateurs sont encore très présents en fin de chaîne.

L'entreprise, créée en 1987, compte 350 salariés, et exporte vers trente pays pour un chiffre d'affaires de 40 millions d'euros. Difficile de dire si cette PME est représentative de l'industrie agroalimentaire du pays. Nous n'avons pas pu visiter d'autres sites. Quoi qu'il en soit, Kupiec se développe à grand vitesse. Elle entame une phase d'extension de son usine qui devrait lui permettre de créer des lignes pour de nouveaux produits à base de céréales, dont la nature reste pour l'instant confidentielle.

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