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JB : forte baisse de la production d’ici 2008 ?

Même si la production de jeunes bovins est en progression cette année, l’Institut de l’élevage et l’Ofival prévoit sa forte diminution d’ici l’année 2008. Compte tenu de la conjoncture actuelle, aucune certitude ne peut pourtant être avancée.

Selon l'Institut de l'élevage, les prix des jeunes bovins sont actuellement bien orientés en France.

La plus forte progression est observée pour le JB laitier qui voit son prix augmenter de 20 centimes en trois mois et atteindre 2,61 euro/kg de carcasse à la fin septembre, soit 12 % de plus que pour la même période de 2003 et 6 % de plus qu'en 1999. Le tarif du JBR progresse, quant à lui, de 10 centimes d'euro depuis juillet, tandis que le JBU suit la même tendance mais de façon moins marquée.

Le marché semble être tiré par la demande. En effet, compte tenu de la faible disponibilité en vaches, les substitutions continuent et les besoins intérieurs se font encore sentir. Pourtant l'offre est relativement importante. Les abattages de JB ont progressé de 6 % sur les 8 premiers mois de l'année, cette hausse pouvant s'expliquer par la faiblesse des exportations de JB vivants et, parallèlement, par l'augmentation de la production (+ 3 %).

Cependant, les perspectives émises par l'Institut de l'élevage parlent d'une baisse importante de la production d’ici cinq ans.

La production baisserait fortement d'ici 2008

D'après l'étude réalisée par l'Institut de l'élevage, en coopération avec l'Ofival, la production de JB devrait fortement diminuer à l'horizon de 2008. Cette tendance s'observe déjà depuis quelques années.

En effet, après un fort développement jusqu'en 1992, la production française de jeunes bovins décline chaque année de près de 2 %. En 2003, elle passe même sous la barre du million de têtes.

Selon l'Institut de l'élevage, plusieurs raisons peuvent expliquer le repli de l'engraissement de jeunes bovins. Tout d'abord, la demande italienne et espagnole d'animaux maigres a continué à être soutenue, tout en proposant des prix attractifs. Les éleveurs ont donc été dissuadés d'engraisser eux-mêmes leurs animaux. Enfin, d'autres causes seraient l’accroissement des quotas laitiers, l'Agenda 2000, avec le seuil de 1,8 UGB par hectare SFP, ainsi que les exigences environnementales.

Toujours d'après cette étude, la production diminuerait de près de 20 % en 5 ans, soit une forte accélération du déclin observé jusqu'à maintenant.

Il faut tout de même relativiser cette diminution

Plusieurs événements peuvent venir atténuer cette donnée.

Tout d'abord, cette étude, réalisée pas l’Institut de l’élevage n'est pas à but statistique, mais donne uniquement une représentation indicative.

D'autre part, les éleveurs interrogés ont pu être influencés par les conditions du marché qu'ils rencontraient à l'époque (fin 2003-début 2004).

Nous pouvons d’ailleurs citer des changements relativement importants de la conjoncture.

En effet, depuis quelque temps maintenant, les opérateurs français observent une demande italienne et espagnole d'animaux maigres moins importante que précédemment. Les exportations sont en recul pour la campagne 03/04 et les achats se font de manière plus prudente.

Enfin, les exportations françaises de JB vers l’Allemagne demeurent stables, alors que celles vers l’Italie sont en net repli.

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