Aller au contenu principal

Hénaff se frotte « au meilleur niveau d'exigence »


> Mireille Peuziat, directrice qualité chez Hénaff.
Hénaff est le seul à bénéficier de l'agrément américain en viande de porc transformée. L'industriel breton a aussi réussi à s'ouvrir les portes de la Russie et du Japon. Mireille Peuziat, directrice qualité du conserveur, témoigne.

LMH : En quoi l'exportation chez Hénaff (6 % du CA de 42,6 millions d'euros en 2012), en particulier l'obtention des agréments américain et russe, a-t-elle influé sur l'organisation de la qualité dans la conserverie ?

Mireille Peuziat : Nous sommes la seule entreprise française à bénéficier de l'agrément USDA en viande de porc transformée (conserve et frais), et ce depuis 1982. Nous l'avons perdu à plusieurs reprises, mais nous l'avons retrouvé en 2008 au prix d'une vraie politique de reconquête. Nous possédons aussi le certificat russe comme d'autres sociétés françaises, ainsi que l'agrément pour le Japon. Pour Hénaff, l'exportation a toujours été un enjeu pour se confronter au meilleur niveau d'exigence.

LMH : Comment se traduit le travail du service qualité aujourd'hui ?

M. P. : Nous sommes neuf au service qualité. Nous pratiquons les audits internes, des analyses et contrôles, la documentation et la veille… Il y a une vraie mobilisation autour des contrôles pour rester à un niveau élevé des bonnes pratiques. En 2013, nous avons eu 22 inspections vétérinaires. Le service effectue un suivi de toutes les procédures. Nous faisons en sorte de détecter les problèmes avant qu'ils ne surgissent. Le personnel (214 collaborateurs, ndlr) a aussi la culture de l'exigence. Les responsables de secteur, garants techniques et technologiques, s'assurent que tous les contrôles sont bien effectués. Le service qualité valide en permanence les procédures et, au besoin, met en place des plans d'action pour agir sur les points critiques.

LMH : Partagez-vous votre expérience avec d'autres opérateurs français intéressés par l'exportation ?

M. P. : Nous avons toujours été réticents au partage des informations. Notre organisation résulte de nombreuses années de travail. Ce serait bien qu'il y ait d'autres établissements qui entrent dans cette démarche. Un groupe de travail FICT-FranceAgriMer auquel participent différentes entreprises candidates à l'export s'est monté. J'ai expliqué en réunion notre organisation qualité sans pour autant accepter les candidats chez nous. L'export chez Hénaff participe de la notoriété de la marque. C'est parce que l'entreprise possède les certificats américain et russe que le Cnes nous a mis en relation avec la Nasa pour fabriquer des plats cuisinés qui alimenteront les astronautes de la station spatiale internationale.

Les plus lus

Des camions brulés dans un incendie
Porc : incendie de la flotte de camions de l’abattoir Paris Terroirs à Houdan

Ce week-end de Pâques, Cooperl a perdu ses camions frigorifiques de l’abattoir de Houdan, dernier abattoir porcin d’ile de…

oeufs industrie
Œufs : L’UE importe plus, l’Ukraine et la Turquie en profitent

L’évolution des prix des œufs français, au  27 mars 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

quai de déchargement des porte conteneur
Viande bovine : record historique des importations européennes au mois de janvier

Jamais sur un mois de janvier, l’Union européenne n’avait importé autant de viande bovine qu’en 2026. Les envois étaient…

poule rousse dans un champ vu de prés
Prix des poules de réforme – Cotation réalisée le 27 mars 2026

La CPP (Cotation poule pondeuse) est publiée dans Les Marchés le lundi reflète les prix de la semaine précédente. La CPR (…

4 personnes devant un rayon oeuf
Œufs : « Metro fait ce qu’il faut faire quand on s’engage à sortir de la cage : travailler sur l’offre et avec ses clients »

Le grossiste Metro France a publié sa feuille de route pour sortir définitivement des œufs de poules en cage d’ici mars 2028,…

Drapeaux de l'UE et d'Australie ensemble
Accord UE-Australie : « La Commission a manifestement tenu ses engagements » sur la viande et le sucre selon Jean-Noël Barrot

Alors que les filières ovines et bovines françaises, ainsi que le sucre, s’inquiètent de l’accord commercial entre l’UE et l’…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio