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Guyader Gastronomie vise le cap des 100 millions


> Christian Guyader, président-directeur général de Guyader Gastronomie.
Le groupe Guyader Gastronomie engage un plan d'investissement dans ses outils de production. L'objectif est tant qualitatif que quantitatif. En perspective, accompagner la croissance du groupe vers les 100 millions d'euros de chiffre d'affaires sur trois ans.

P « our que la Bretagne reste une grande région agroalimentaire, les industriels doivent piloter les meilleurs outils dans leur catégorie. C'est la condition sine qua non pour continuer de nous développer de façon optimale et ainsi répondre à un marché qui ne cesse de s'élargir. » Ces paroles prononcées par Christian Guyader, président-directeur général de Guyader Gastronomie (Landrévarzec, Finistère), traduisent la réalité du plan d'investissement dans lequel son groupe est actuellement engagé. La réflexion remonte à un an environ, poursuit-il en substance. L'idée ? Repenser les espaces de production pour qu'ils soient davantage des ateliers que des usines, et les doter d'équipements les plus modernes pour rester dans la qualité premium qui caractérise l'ensemble de la production de Guyader Gastronomie (saurisserie, traiteur de la mer et charcuterie).

« Entre le 3 et 10 juillet prochain, nous opérerons le transfert des hommes et des machines de notre charcuterie de Quintin (Guyader Pays d'Armor, ndlr) vers l'usine de Saint-Agathon, à 27 kilomètres de là dans les Côtes-d'Armor que nous avons reprise à Euralis », explique Christian Guyader. L'espace de production passera d'un coup de 5 000 à 8 000 m2 de surface de production. Les conditions de travail ont été revues, notamment en ce qui concerne le froid. L'outil disposera de la certification BRC pour pénétrer le marché anglais. Montant de l'investissement ? Christian Guyader ne donne aucune indication sur le prix d'acquisition de l'usine. Il se contente de donner le coût des aménagements intérieurs : 1 million d'euros.

Une usine neuve pour les cakes

Le second programme concerne l'usine de Kervignac (Morbihan) dans laquelle Guyader Gastronomie pilote son process de cuisson au four pour fabriquer des cakes en particulier. Là aussi, le personnel va changer de site d'ici un an et demi pour entrer dans une usine neuve, prévue sur 3 000 m2 , normalement avant Noël 2016. « Le site produit actuellement 600 tonnes par an, notre objectif étant de produire 200 tonnes supplémentaires dans l'année. » Le montant de l'investissement n'est pas défini. Dernier élément du programme : l'activité de fabrication de saumons et de truites fumées (près de 2 000 tonnes de fabrication à Château-neuf-du-Faou, dans le Finistère). L'usine ayant été récemment reconstruite après un incendie, les investissements se sont portés principalement sur les outillages, en particulier « de tranchage, de conditionnement et d'étiquetage », poursuit Christian Guyader.

L'INNOVATION, MOTEUR DE LA PME

Il y a toujours des nouveautés chez Guyader Gastronomie, qui se présente comme le spécialiste du « bien-manger » en traiteur de la mer, traiteur et saurisserie. Dernières en date : des préparations à base de viande de bœuf, les pastramis fabriqués par Guyader Pays d'Armor et « utilisés notamment pour fabriquer des bagels », note Christian Guyader. Marché visé : la RHD. Seconde nouveauté, l'élargissement de la gamme des produits fumés issus de la pêche bretonne (via l'organisation de producteurs des Pêcheurs de Bretagne) à deux nouvelles références, dont le maquereau. D'autres gammes de produits devraient suivre, sans plus de précisions du président-directeur général.

Guyader Gastronomie concentre désormais toutes ses expéditions au départ de sa plateforme logistique de Trégourez. Fort de ces capacités supplémentaires à venir, le groupe finistérien vise un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros d'ici trois ans contre 80 actuellement (40 % dans la saurisserie, 30 % pour le traiteur de la mer et autant en charcuterie). Il veut surtout booster ses chiffres à l'export pour passer « de 10 à 2025 % d'ici trois àcinq ans. » Quant à croître par des opérations de croissance externe, Christian Guyader n'en écarte pas l'idée selon les opportunités.

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