Aller au contenu principal

Grandes manœuvres et opportunités

En lançant une OPA hostile sur Unilever à la mi-février, Warren Buffett et le Brésilien Jorge Lemann, à la tête d’Heinz et de Kraft, ont créé la panique dans l’agroalimentaire. Certes, l’opération a finalement avorté, mais elle a mis le groupe anglo-néerlandais sous pression, l’obligeant à faire encore plus pour ses actionnaires face à l’offre jugée trop faible de Kraft. Résultat, à peine deux mois plus tard, Unilever vient d’annoncer qu’il vendait ses margarines (Flora, Blue Band et Rama) et son intention de regrouper ses branches « nourriture » et « boissons » dans une même division « plus mince et plus ciblée ». Avec l’objectif d’atteindre 20 % de marge opérationnelle en 2020, soit près de 4 points de plus que celle enregistrée en 2016. Et même d’atteindre 17,2 % de marge dès 2017. En parallèle, le groupe compte réaliser 6 milliards d’économie d’ici à 2020. Unilever n’est pas le seul géant agroalimentaire sous tension. Nestlé négocie pour vendre plusieurs marques de produits surgelés destinés au marché italien, et ce, après avoir créé une coentreprise avec le Britannique R & R dans les glaces et produits surgelés, baptisée Froneri, l’an dernier qui n’incluait pas les surgelés en grande distribution en Italie. Le groupe suisse s’était déjà séparé de Davigel en France et de Cocinera en Espagne en 2015. L’Américain Mondelez, dont le chiffre d’affaires 2016 a plongé de 12,5 %, se trouve pour sa part sous la pression des investisseurs activistes Bill Ackman et Nelson Peltz qui aimeraient voir le groupe fusionner avec une autre société agroalimentaire. La tentative de racheter le chocolatier américain Hershey à l’été 2016 a échoué. Mais si une autre opération se présentait, Mondelez devrait sûrement céder certaines de ses marques. De grandes manœuvres assez éloignées de la vie des PME et ETI des territoires français, mais qui pourraient bien présenter des opportunités pour les plus grandes d’entre elles qui sauraient se positionner. Et récupérer de jolies marques, si le prix en vaut la chandelle bien entendu.

Les plus lus

Drapeau de l'Ukraine
Poulet : l’Ukraine renforce ses accords et compte intensifier ses exportations en 2026

Les exportations de poulet ukrainien devraient progresser en 2026 vers l’Union européenne et le Royaume-Uni, qui pourrait bien…

rayon boucherie en magasin
La flambée des prix du bœuf a plombé la consommation en 2025, porc et poulet en profitent

Les prix d’achat des ménages de la viande bovine ont affiché une croissance à deux chiffres en 2025, ce qui s’est traduit par…

oeufs industrie
Œufs : L’UE importe plus, l’Ukraine et la Turquie en profitent

L’évolution des prix des œufs français, au  27 mars 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

Le poulet vendu en boucherie
Volailles : le poulet et les produits élaborés tirent toujours la consommation

La consommation de poulet continue de progresser en France, portée par la restauration hors domicile, alors qu’elle stagne en…

graphique de prix des oeufs
Œufs : les prix des œufs au sol battent des records en Europe, pas la cage

L’évolution des prix des œufs français, au  février 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

quai de déchargement des porte conteneur
Viande bovine : record historique des importations européennes au mois de janvier

Jamais sur un mois de janvier, l’Union européenne n’avait importé autant de viande bovine qu’en 2026. Les envois étaient…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio