Aller au contenu principal

Garanties bancaires - Des prêts garantis jusqu’à 900 millions d’euros

Suite à une convention signée entre Sogal-Socamuel et la Siagi, les producteurs ont directement accès à la garantie bancaire. Une mesure pour faciliter l’obtention des prêts.

Pour faciliter le financement des besoins de trésorerie des exploitations laitières, en réponse aux demandes du Pacte laitier de la FNPL, Sogal-Socamuel a signé une convention de partenariat avec la Siagi. Celle-ci donne aux producteurs un accès direct à la garantie bancaire. Sogal-Socamuel contre-garantit à hauteur de 50 % la Siagi, interlocuteur unique des banques. Cependant, la décision d’intervenir en garantie est prise en commun par Sogal-Socamuel et la Siagi.

DEUX TYPES DE GARANTIES

Ce partenariat permet d’intervenir en garantie sur un montant cumulé de prêts de l’ordre de 900 millions d’euros.

En liaison avec les trois banques signataires du Pacte laitier (Crédit agricole, Crédit mutuel et Banques populaires), qui représentent plus de 90 % des prêts octroyés à l’agriculture, deux types de garanties ont été définis.

La garantie « Investissements Lait » vise notamment l’installation des jeunes agriculteurs, la modernisation des exploitations, les investissements de renouvellement et de croissance externe. Son coût maximum varie de 2,30 % à 2,70 % du montant du prêt pour une quotité de garantie de 50 % du capital restant dû. Les frais de dossier sont de 100 à 400 euros. Ce coût intègre la participation à un fonds de garantie dont la quote-part revenant à Sogal-Socamuel, soit entre 0,59 % et 0,77 %, est restituée à l’exploitant s’il n’y a pas de défaillance sur l’ensemble des prêts garantis. La garantie « Trésorerie Lait » vise à faciliter un accroissement de la production laitière. Une garantie à hauteur de 70 % du capital restant dû peut être apportée par Sogal-Socamuel et la Siagi sur les prêts de trésorerie d’une durée de quatre ans, avec un différé d’un an pour l’amortissement du capital, pour les exploitations ayant contracté un accroissement de leur volume de production avec leur entreprise de collecte. « Le niveau exceptionnel de la quotité de garantie résulte de la volonté affirmée de soutenir la trésorerie des exploitations laitières. Ce prêt pourra atteindre 40 000 euros par tranche de 100 000 litres d’accroissement justifié de la production. Le coût de cette garantie est de 3,60 % du montant du prêt et les frais de dossier sont de 100 à 400 euros », tient à souligner Christian Froment, le directeur général de Sogal-Socamuel, dont les bureaux sont hébergés à la Maison du lait.

Comme pour la garantie sur investissements, ce coût est facturé par la Siagi directement auprès de l’exploitation bénéficiaire, mais peut, sur demande de l’exploitant, être intégré au montant du prêt. Celui-ci comprend la participation à un fonds de garantie dont la quote-part revenant à Sogal-Socamuel, soit 1,17 %, a vocation à être restitué à l’exploitant s’il n’a pas enregistré de défaillance sur l’ensemble des prêts garantis.

 

Pour en savoir plus : general@sogal-socamuel.fr

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

Christophe Pajot
LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio