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Fruits d’été : appel à la consommation

Les Français boudent les fruits et les légumes d’été. La faute aux prix de détail trop élevés ? « Aujourd’hui certains consommateurs ne regardent pas le rayon fruits car ils ont dans la tête l’idée que c’est trop cher», déplore Pierre Banc, président de la fédération nationale des producteurs de fruits. Pourtant, après un début de campagne retardé par la météo, les volumes sont présents de manière normale, la qualité est au rendez-vous, et les prix sont bas, affirment les enseignes de distribution. « Nous sommes dans une situation où les prix de détail n’ont jamais été aussi compétitifs, dans l’ensemble des magasins. Des efforts ont été faits depuis une quinzaine de jours. On trouve des melons entre 1 et 1,20 Eur/pièce, des tomates à 1/1,20 Eur/kg, des pêches à 1,70/1,90 Eur/kg», indique Jerôme Bédier, président de la fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD). Les producteurs de pêche commercialisent actuellement de gros volumes entre 80 et 1,20 Eur/kg logé départ station, pour des coûts de production qui se situent autour de 1,10 Eur. Pour autant, la consommation ne décolle pas. Avec le retour d’une météo plus propice, l’interprofession des fruits et légumes frais a décidé de mobiliser la distribution afin de stimuler les ventes. Chaque enseigne va organiser dès demain des actions de promotion sur les fruits d’été, axées essentiellement sur des petits conditionnements. Tous les magasins Carrefour vont ainsi proposer des plateaux de 2 kg de nectarines et pêches blanches et jaunes à un prix avoisinant les 3 euros (soit 90 c d’Eur de moins qu’actuellement). Chez Casino, des plateaux de 4 kg de pêches sont déjà en rayon à un prix très attractif, « proche de la marge zéro», selon un responsable de l’enseigne. Les détaillants sont encouragés par leur fédération à réduire leurs prix. Décidée dans l’urgence, cette mobilisation des troupes ne s’accompagne pas, pour l’instant, de plan de communication. D’autant que son impact aurait été limité par le week-end de grand chassé-croisé des vacanciers. « Mais on se reposera la question lundi prochain», annonce déjà J. Bédier. Justement, hier après-midi, une réunion devait se tenir au ministère de l’Agriculture sur la question de la mise en place d’une communication de crise.

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