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Fortes tensions en tournesol

La hausse se poursuit pour l’ensemble des oléagineux. Le soja bénéficie de la demande chinoise mais les perspectives d’une bonne récolte au Brésil pourraient tempérer les ardeurs des acheteurs. En France, c’est la remontée du tournesol qui fait la une.
Les prix du complexe oléagineux à Chicago sont toujours bien orientés. Faiblesse du dollar, regain des cours du pétrole et surtout une demande vigoureuse soutiennent les cours à la hausse. Le chiffre officiel de la trituration américaine du Census Bureau confirme celui de l’association des triturateurs (NOPA), à savoir une excellente activité au cours du mois d’octobre.
La demande internationale de graines reste très active. Les infrastructures portuaires américaines relèvent le challenge et pour le moment les États-Unis parviennent à expédier, semaine après semaine, des volumes records de soja. Ainsi, entre le 13 et le 19 novembre, 2 millions de tonnes (Mt) ont été chargées dans les ports américains, dont 77 % à destination de la Chine. Cette dernière s’intéresse également à l’origine sud-américaine et aurait déjà contractualisé entre 3 et 3,5 Mt de graines des prochaines récoltes argentine et uruguayenne.

Activité ponctuelle en protéagineux
Côté protéagineux, l’activité est très ponctuelle sur le marché du pois standard depuis début novembre, selon l’Unip. Les acheteurs sont peu nombreux et les offres parfois difficiles à trouver.
Le départ Eure-et-Loir se traite à 161 euros par tonne pour du novembre-décembre. Les cours du pois et du blé fourrager ont peu évolué depuis trois semaines, dans un contexte toujours ferme en tourteau de soja (surtout en spot). À noter que le prix du maïs (en disponible) est actuellement inférieur à celui du blé fourrager en rendu centre Bretagne.
En pois jaune export pays tiers, après une reprise durant la dernière décade d’octobre, l’activité s’est de nouveau estompée. Des intérêts acheteurs restent présents, toujours au niveau de 170 euros/t rendu Rouen pour du janvier-avril, mais les offres font défaut (prime jugée insuffisante par rapport à du pois standard).

Féverole : la demande se tasse à l’export
Le marché de la féverole export qualité alimentation humaine reprend son souffle durant ce mois de novembre, après un retour très soutenu de la demande au cours de la 2e quinzaine d’octobre. Les affaires sont plus clairsemées et traitées à des prix récemment à la baisse. Le rendu Rouen-Dunkerque se situe à 170-173 euros/t (acheteur) ce mardi 1er décembre, pour du janvier-avril. Les prix sont revenus au niveau de ceux du pois jaune, eux-mêmes très proches du pois standard. Par ailleurs, les expéditions vers l’Égypte se poursuivent, avec 25 000 tonnes environ depuis le début du mois de novembre.
Concernant la féverole pour l’alimentation animale, quelques fabricants bretons restent acheteurs sur une base d’environ 150 euros/tonnes en équivalent départ Eure-et-Loir, sans grande concrétisation faute de vendeurs.

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