Aller au contenu principal

Folle perspective de hausse de la TVA

La parution du rapport de la mission d'évaluation et de contrôle de Sécurité sociale des sénateurs Catherine Deroche et Yves Daudigny ne pouvait pas tomber à pire moment. Alors que les industriels de l'agroalimentaire commencent à reprendre espoir, et envisagent de réinvestir dans leurs usines, encouragés par les perspectives du pacte de responsabilité, la énième menace de taxes nutritionnelles pourrait anéantir ce fébrile élan positif. D'autant qu'un projet de loi sur la santé se profile d'ici l'été. Certes, la mission suggère de substituer à l'expression « fiscalité comportementale » celle de « contribution de santé publique », mais ses rapporteurs proposent bel et bien de réviser la liste des aliments bénéficiant du taux de TVA réduit (à 5,5 %) en tenant compte de leurs caractéristiques nutritionnelles. Plats préparés, fromage, beurre, crème et produits gras et sucrés pourraient ainsi rejoindre les produits de confiserie, les chocolats et tous les produits composés contenant du chocolat ou du cacao, les margarines et graisses végétales et le caviar, déjà imposés au taux de 20 %. Étrange… Les sénateurs écrivent pourtant qu'il est particulièrement « délicat » d'établir avec certitude « la part attribuable aux déséquilibres de la nutrition dans l'apparition des pathologies par rapport aux autres facteurs de risque » ou encore de déterminer « la part imputable à la consommation excessive de sel, de sucre et de lipides dans l'apparition de ces pathologies ». Et reprenant les résultats des travaux de l'économiste Olivier Allais, le rapport souligne qu'une « fat tax » peut porter préjudice à la consommation de nutriments essentiels à la santé et n'induit que de faibles effets sur le poids des individus à court terme. Pire, un choc fiscal pourrait conduire certaines entreprises à dégrader la qualité des produits commercialisés. Alors que les fabricants de produits traditionnels, répondant à des codes des usages, seraient contraints, eux, de rogner sur leurs marges. Messieurs les parlementaires, soyez raisonnables, ne mettez pas de nouveaux bâtons dans les roues de l'agroalimentaire, secteur reconnu comme stratégique pour l'économie française.

Les plus lus

des poules oranges
Prix des poules pondeuses – Cotation réalisée le 07 mai 2026

La CPP (Cotation poule pondeuse) est publiée dans Les Marchés le lundi reflète les prix de la semaine précédente. La CPR (…

sept personnes
Porc : les premiers abats blancs français arrivent en Chine

La France a obtenu après de longues négociations l’agrément pour exporter des abats blancs en Chine. Les premiers conteneurs…

viande emballée en usine
Viande bovine : qu’importe et qu’exporte l’Allemagne ?

L’Allemagne est très intégrée dans les échanges communautaires de viande bovine. Elle importe notamment 40 % de sa…

vaches dans une prairie
Quelles sont les conséquences des mesures pour réduire le cheptel laitier aux Pays-Bas sur le marché du lait européen ?

Les Pays-Bas mettent en place un système d’aides pour réduire les troupeaux laitiers. Si les effets à court-terme seront peu…

photo rayon viande haché
Les prix des bovins baissent, que se passe-t-il sur le marché de la viande ?

La baisse des prix des gros bovins au printemps suscite l’ire de l’amont, alors que les abattoirs se plaignent d’une…

oeuf cassé par une machine industrielle
Les prix des œufs pour la casserie reculent avant le férié

L’évolution des prix des œufs français, au 23 avril 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie chaque semaine la…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio