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Fleury Michon met le turbo à l'international

La RHD et l'international vont doubler d'ici à trois ans. Un investissement est lancé avec Martinez Loriente.

« Fleury Michon monte en puissance dans la restauration hors domicile et à l'international, a annoncé hier Yves Gonnord, président du conseil de surveillance du groupe vendéen. Ces relais de croissance pèsent aujourd'hui 10 % du chiffre d'affaires. Ils représenteront 20 à 25 % de l'activité d'ici à deux ou trois ans, c'est-à-dire 60 à 70 millions d'euros. »

A l'international, la priorité numéro un reste l'Europe du Sud. Un projet important concerne l'Espagne. Suite à des tests de vente positifs, Fleury Michon lance avec son partenaire Martinez Loriente la construction d'une usine de plats cuisinés à Bunol, près de Valence. L'investissement devrait atteindre 50 à 55 millions d'euros sur trois à cinq ans. En Italie, la croissance se poursuit en partenariat avec Beretta. De nouvelles recettes sont lancées autour des pâtes et du riz cuisinés. Les deux associés détiennent le leadership avec 21 % de parts de marché.

Résultats en baisse

Hors Europe, Fleury Michon vient d'acquérir Delta Daylifood, spécialisée dans les plats cuisinés surgelés. Cette société canadienne (CA : 28 M EUR) offre un potentiel de croissance dans les plats cuisinés frais, auprès d'une grande distribution prête à développer le marché. Toutefois, l'objectif est d'abord la mise au point des produits. Le lancement dans le frais ne devrait intervenir qu'en 2008.

Fleury Michon a réalisé un bénéfice net de 4,96 millions d'euros au premier semestre, en baisse de 17,5 % par rapport à la même période de 2005, affecté notamment par la pression sur les prix et la hausse des coûts de production. Commentant ses résultats, le groupe a relevé une progression (+5,9%) du chiffre d'affaires (219,7 millions) « à un rythme nettement supérieur à la prévision annuelle de 4,6 %».

Fleury Michon estime ainsi avoir réalisé « une bonne performance, démontrant la pertinence de la stratégie de focalisation des efforts sur les marchés piliers », que sont les plats cuisinés, les jambons de porc et de volaille, le surimi et les charcuteries cuisinées. Une stratégie qui a toutefois pesé, « comme prévu », sur la rentabilité opérationnelle avec un résultat opérationnel courant en recul de 13,2 % à 8,06 M. Le groupe a annoncé par ailleurs une hausse de 6,1 % de son chiffre d'affaires au troisième trimestre à 112,4 millions d'euros. Sur neuf mois, les ventes atteignent 332,1 millions, en progression de 6 %.

Les gains de productivité et l'augmentation des volumes sur les produits stratégiques notamment à marque n'ont pas compensé la hausse des coûts des matières premières, des emballages et des énergies, ainsi que l'impact d'actions promotionnelles importantes. La marge opérationnelle a ainsi perdu 80 points de base au 30 juin. Mais, le groupe maintient sa stratégie qui consiste notamment à « renforcer la puissance de la marque Fleury Michon auprès des consommateurs et des distributeurs».

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