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F&L : Felcoop voudrait en finir avec les crises

Le congrès annuel de Felcoop a permis d’aborder le futur des coopératives, mais surtout leur présent lié à une situation difficile en fruits et légumes.

Comme de coutume, M. Bussereau a du s’accomoder hier d’un timing serré. À peine sorti du conseil des ministres, il était à la tribune lors du congrès annuel de Felcoop. La Fédération française de la coopération fruitière, légumière et horticole qui a abordé son avenir selon deux angles (le long et le court terme) a souhaité que le ministre intervienne sur ces questions. Ce dernier n’a pas manqué de rappeler ses projets dans le cadre de la prochaine loi d’orientation agricole. Récemment présentée, dans ses grandes lignes, aux professionnels, cette loi « doit renforcer l’organisation de la filière grâce aux interprofessions ». « Il est nécessaire qu’Interfel fonctionne de manière optimale, mais il faudra recadrer son rôle, sans faire intervenir l’interprofession dans la gestion de crise » a déclaré M. Bussereau, alors qu’Interfel est aujourd’hui en panne.

Cette fameuse notion de crise, dépourvue de sens législatif ou juridique, « devra être précisée » a complété le ministre, pour qui le décret sur le coefficient multiplicateur sera opérationnel pour l’été. Cet instrument de gestion des périodes difficiles devrait être complété par les textes d’application de la loi sur les territoires ruraux (encadrement des annonces des prix des fruits et légumes dans les médias, cadre plus strict des remises, ristournes et rabais), en cours de rédaction.

Pratiquer l’autocritique

Si le ministre n’a pas annoncé de nouvelles fracassantes, les intervenants du congrès ont été plus directs en envisageant à 10 ans le portrait des coopératives. Karl Schmitz, le directeur général de la section fruits, légumes et vins des coopératives allemandes, a appelé à pratiquer l’autocritique. Parmi les points soulevés a figuré la concentration des coopératives pour répondre de manière efficace à la demande. La coopération, maître mot du discours de M. Schmitz, devrait amener des échanges de marchandises entre les organisations de producteurs de différents pays, et des livraisons sur 12 mois. Ce discours novateur a même abordé la mutualisation des achats d’emballages perdus. « Il y a certes des frontières entre les pays, mais il est encore plus dommageable qu’il en existe entre les coopératives » a regretté M. Schmitz, dont le dernier point a concerné l’idée de rachat des grossistes (ou la collaboration) par les coops, pour améliorer les débouchés de production. Bernard Piton, président de l’Union nationale des commerçants en gros de fruits et légumes n’a pas rejeté de telles options. Si l’avenir de la filière en dépend…

Rédaction Réussir

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