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Fièvre catarrhale : la DGAL détaille son plan d'action

Les gestionnaires de marchés aux bestiaux s'inquiètent de l'éventuelle apparition de la maladie dans l'Hexagone. La DGAL met en avant la souplesse du dispositif de lutte sanitaire.

Le souvenir des fermetures de foirails a hanté les esprits jeudi dernier à Sancoins (Cher). Réunis en congrès, les gestionnaires de marchés aux bestiaux ont exprimé leur crainte d'une nouvelle fièvre ovine. Non pas « aphteuse », comme celle venue d'Outre-Manche en 2001, mais « catarrhale », laquelle se limite jusqu'à présent à l'Espagne, l'Italie et la Corse. Ses conséquences seraient tout aussi « terribles pour la filière », selon les propres termes de Gilles Rousseau, président de la FMBV.

La DGAL est venue présenter son plan d'action en cas d'apparition de la maladie en France continentale. Un ciblage très précis doit permettre de limiter l'impact sur le commerce du bétail et de la viande. C'est le message qu'a voulu faire passer Claire Le Bigot, en charge du dossier au ministère.

Nombreuses dérogations

Trois zones de restriction sont prévues. La première, dite d'interdiction, s'étend sur 20 km autour du foyer. Tous les animaux sensibles, d'espèce bovine, ovine et caprine, y sont abattus. Dans la zone des 100 km, dite de protection, la vaccination est obligatoire. Les animaux peuvent circuler, mais les véhicules de transport doivent être désinfectés et désinsectisés. Reste une zone de surveillance, qui couvre encore 50 km. Les mêmes mesures qu'à l'intérieur du périmètre de protection y sont appliquées, à l'exception de la vaccination.

Les entrées et sorties d'animaux vers les zones indemnes de fièvre catarrhale sont interdites par la réglementation européenne. Mais, des dérogations sont prévues. La transhumance Nord Sud est par exemple autorisée en hiver. Cette saison est peu propice au développement du vecteur de la maladie, un moucheron piqueur, qui craint les températures inférieures à 15 degrés. Pour la transhumance Sud Nord, des possibilités existent, sur la base d'analyses sérologiques et entomologiques.

Il est en fait prévu tout un éventail de dérogations. Comme, par exemple, le transport d'animaux vers un abattoir en zone de surveillance. Le déplacement vers d'autres élevages est possible, si une protection de 60 jours contre le vecteur est respectée. Une deuxième option consiste à exiger en plus un test sérologique. Autre dérogation, le mouvement d'animaux vaccinés. Comme en Espagne, un feu vert peut être accordé l'hiver et l'automne dans les zones indemnes depuis 40 jours. Enfin, l'envoi d'animaux à l'abattoir peut être autorisé après évaluation des risques et à la condition que les mouvements soient entièrement notifiés.

Par ailleurs, la délimitation des zones de restrictions n'est pas figée. Elle est modifiable en fonction des barrières naturelles. Des modèles étudiant le développement de l'insecte vecteur sont alors très utiles.

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