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Fermeté et activité sur les marchés

Les marchés céréaliers français conservent une bonne activité grâce en grande partie à l'export du blé (tendre et fourrager) favorisé par l'euro bas, mais aussi par un intérêt plus soutenu des fabricants d'aliments du bétail.

Période du 19 au 25 novembre. La tendance ferme du marché céréalier s'est confirmée tout au long de cette période, maintenant les cours à leur plus haut niveau depuis le début de la campagne (177 € rendu Rouen pour le blé), du moins pour les céréales à paille. Un ralentissement de la hausse paraît s'amorcer en ce début de semaine, mais les raisons majeures de tendance soutenue demeurent. Elles sont d'abord la persistance du fort courant d'exportation de blé. Une nouvelle vente de 60 000 tonnes (t) de blé au GASC égyptien entretient l'optimisme des exportateurs français, même si l'origine mer Noire est très concurrentielle sur notre traditionnel débouché maghrébin. On peut aussi se féliciter, alors que l'hétérogénéité de la récolte laissait craindre un gros problème d'écoulement de nos blés fourragers ou intermédiaires, des dégagements variés qui s'offrent à ces marchandises, sur le marché européen, en particulier espagnol, mais aussi à l'export au long cours. Ainsi, après le chargement d'un bateau de blé fourrager à destination des États-Unis, la semaine dernière, 60 000 t devraient être prochainement chargées à destination de la Corée du Sud et d'autres destinations exotiques se dessinent. Les attributions de certificats d'exportation de blé d'Union européenne vers les pays tiers maintiennent un rythme, avec 635 900 t la semaine dernière. Depuis le début de la campagne le chiffre des certificats conserve une avance de 900000 t sur l'an dernier, avec 11,5 millions de tonnes (Mt) dont 3,33 Mt pour la France, qui défend, sans plus, sa part du gâteau. On note aussi un intérêt plus soutenu des fabricants d'aliments du bétail sur le marché intérieur. Le prix de l'orge fourragère reste tiré à la hausse par l'export et trop élevé sur le marché intérieur (148 € départ Centre) pour concurrencer le blé fourrager et surtout le maïs auprès des fabricants d'aliments du bétail.

Maïs attractif pour l'alimentation animale

La récolte de maïs est maintenant terminée. L'Association générale des producteurs de maïs (AGPM) l'estime à 18 Mt, grâce à un rendement moyen national record de 107 qx/ha, une récolte qui pèse évidemment sur les prix qui ont fortement régressé depuis le début de la campagne et, qui toujours, selon l'AGPM, restent en deçà du prix de revient. À son niveau de cours actuel, 137 € camion départ E et L, le maïs reste le plus attractif pour l'industrie de l'alimentation animale et de l'amidonnerie ; mais la concurrence de l'origine mer Noire sur le marché de l'Union européenne menace, avec l'abaissement du droit de douane au taux zéro.

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