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Evialis veut constituer le premier fabricant d’aliments breton

Autoproclamé «spécialiste international de la nutrition santé animale», Evialis met le cap sur l’international et se rapproche d’Unicopa en Bretagne. Le capitaine du navire change.

L’histoire s’accélère pour Evialis. Alors que le groupe met le cap sur l’expansion internationale, il destine son entité bretonne d’origine, Guyomarc’h, à s’allier pour engendrer le leader de la nutrition animale dans le Grand Ouest. Pierre Lefebvre, présenté comme un « pro » de l’international, prend la barre à Alain Meulnart. C’est le nouveau p-dg, nommé par le conseil d’administration mardi dernier.

Si elle se réalise, l’alliance annoncée avec Unicopa sera le fruit du précédent p-dg. Alain Meulnart estimait que la meilleure solution pour maintenir les équipes, les outils et les marques, était de trouver des partenaires, privés ou coopératifs, afin de faire jouer les synergies. Cette solution apparaît comme la meilleure en Bretagne. Le fabricant profitait hier du développement de l’activité avicole de Doux. Il souffre aujourd’hui de la concurrence sur les productions avicoles et porcines et appréhende le durcissement des contraintes environnementales. Pour autant, les trois usines régionales du groupe sont proches de la saturation, indique la direction. L’ensemble constitué avec Unicopa Nutrition animale produirait potentiellement 1,7 million de tonnes d’aliments composés (voir encadré ci-contre). Ce leader régional aura peut-être vocation à fédérer d’autres fabricants, a supposé le directeur financier devant la presse hier, tout en envisageant de construire autre chose dans le domaine de la recherche ou de l’analyse chimique. L’activité de firme service du groupe n’est pas concernée, a-t-il précisé.

La politique partenariale semble moins évidente dans les autres régions où Evialis maintient des productions à forte valeur ajoutée. Mais ce défaut d’appréciation stratégique est pardonné à Alain Meulnart au regard de ses succès opérationnels. L’actionnaire lui doit en effet la constitution de 9 centres de profits régionaux et la maîtrise des coûts. Une économie globale de 4 millions d’euros a ainsi été réalisée l’an dernier entre la fabrication et la logistique dans l’Hexagone. Des assainissements et d’autres économies ont été réalisés au Brésil, principal pays d’implantation, ainsi qu’en Pologne. Enfin, le groupe enregistre « de bonnes performances» sur les marchés émergents d’Asie et d’Afrique du Sud. Tourné vers le développement à l’international depuis qu’il s’appelle Evialis, le groupe vient de se fixer l’objectif ambitieux de réaliser dans les cinq ans la moitié de son CA à l’étranger, contre 79% de 663 MEUR en 2004 actuellement. Pas impossible pour le nouveau p-dg qui a su faire bondir le CA international de Vilmorin Clause et Compagnie de 35 à 65%.

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