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Evialis se prépare à une levée de capital

Le groupe de nutrition et santé animales Evialis acquis par la coopérative InVivo prévoit une levée de capital en 2009 si le marché financier le permet. L’un des effets recherchés est de diluer la part d’InVivo montée à 81 % depuis l’offre publique d’achat amicale du groupe coopératif. Une dilution de la part d’InVivo à 65 % est souhaitable, selon le directeur financier. Le marché le permettra-t-il pour autant ? Les investisseurs sont actuellement frileux mais l’action Evialis a chuté depuis la fin septembre, devenant très attractive. En général, la réussite d’une augmentation de capital dépend de plusieurs facteurs. L’intérêt suscité par le titre est le premier. Certains connaisseurs peuvent accorder leur crédit au projet industriel. La croissance engendrée par une précédente augmentation de capital inspire confiance. Il faut que les investisseurs considèrent l’action offerte comme attractive. Souvent, une décote est consentie à cet effet. La société émettrice, de son côté, engage des frais pour obtenir des garanties bancaires et faire de la publicité ; autant de pertes en cas d’échec. Mais elle peut renoncer à se dévaloriser en offrant une trop importante décote. La cotation d’Evialis a décroché le 25 septembre dernier. Ce jour-là était présenté le résultat financier d’un demi exercice clôturé le 30 juin 2008, en vue de coordonner l’exercice suivant avec celui d’In-Vivo. Les analystes financiers et observateurs des sociétés agroalimentaires ont fait des commentaires positifs sur ce résultat honorable dans un contexte difficile et sur la stratégie de l’ensemble Evialis-InVivo : développement international, accès au club des grands opérateurs mondiaux de la nutrition animale, rééquilibrage vers les métiers de firme-service. Cependant, des incertitudes peuvent faire hésiter des investisseurs peu familiers du secteur ; les performances d’Evialis dépendront de sa capacité à maintenir un important budget de recherche et développement. Par ailleurs, la conversion juridique et opérationnelle de l’ensemble n’est pas encore faite (elle a été annoncée avant Noël). La décote depuis le premier janvier, - 40 %, est supérieure à celle du secteur, - 31 %. Un dossier à suivre de près.

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