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Et maintenant, El Niño

Les divers déficits américains, russes et ukrainiens étant maintenant pris en compte par le marché, les opérateurs ont désormais l’œil braqué sur l’évolution des conditions climatiques dans l’hémisphère sud.

Période du 4 au 11 septembre. La géographie du « weather market » se déplace, l’hémisphère sud prenant le relais du nord pour entretenir la tendance haussière, avec la crainte que l’effet d’El Niño ne vienne compromettre les cultures par des pluies excessives sur le continent sud-américain et la sécheresse en Australie. Les divers déficits américains, russes et ukrainiens sont maintenant pris en compte par le marché, et les opérateurs ont désormais l’œil braqué sur l’évolution des conditions climatiques dans l’hémisphère sud. Le marché à terme américain, suivi par Euronext, anticipait déjà ces nouveaux risques de baisse de la production mondiale, surtout pour le blé, la traduisant par une progression des prix. Les rapports du département américain de l’Agriculture (USDA) sur la situation des récoltes aux États-Unis et sur l’offre et la demande mondiales, prévus pour le 12 septembre, étaient donc attendus avec intérêt par les opérateurs.
Le marché international reste actif, animé par les ventes russes de blé à l’Égypte, à un rythme qui abrège la perspective de disparition de l’exportable russe, l’Ukraine ne pouvant alors que prendre partiellement le relais. Les concurrents du bassin mer Noire, notamment les Américains et les Européens, guettent l’instant du renoncement russo-ukrainien pour se placer sur un marché mondial toujours demandeur. Déjà, l’écart de prix se resserre significativement avec le blé russe, l’origine ukrainienne restant plus compétitive. Pour le marché français, il serait bon que s’accélère l’exportation, en retard, en juillet, de quelque 40 % sur l’an dernier, car les silos portuaires sont pleins et l’arrivée précoce de la récolte de maïs ne va pas arranger les choses. Le conseil  céréales de FranceAgriMer, qui se tient à l’heure où nous mettons sous presse, révélera ses premiers bilans prévisionnels, permettant de juger
les toutes premières perspectives d’exportation.

Révision en baisse de la récolte de blé tendre

L’orge, en revanche, reste portée par un bon courant d’export qui a déjà donné lieu à l’attribution pour 1,7 million de tonnes (Mt) de certificats au niveau européen, justifiant sa fermeté. Le marché français du maïs est sous la pression de la récolte précoce précitée et les dégagements auprès des Fab et du Nord communautaire peinent à soutenir les cours.
Dans sa note du 10 septembre sur l’état des cultures, le ministère de l’Agriculture annonçait une récolte de blé tendre de 36,5 Mt. Moins optimiste, FranceAgriMer  avance le chiffre, sans doute plus réaliste, de 36,1 Mt, soit toutefois une augmentation de 6,2 % par rapport à 2011. FranceAgriMer prévoit par ailleurs une collecte de 33,1 Mt, contre 31,7 Mt l’an dernier. Les deux sources confirment en revanche une bonne récolte d’orge à plus de 11,4 Mt. FranceAgriMer prévoit une récolte de maïs de 15,2 Mt, contre 15,4 Mt selon le ministère.

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