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Équipements français : « une image de sérieux »


> Michelle Grosset, secrétaire générale de l'Association pour l'export des équipements agroalimentaires et agricoles (Adepta).
Le process agroalimentaire français se vend bien à l'étranger, bénéficiant d'une image de qualité qui compense en partie son handicap prix, selon Michelle Grosset, secrétaire générale de l'Adepta. Les Marchés Hebdo : Quel est le rôle de l'Adepta ?

Michelle Grosset : C'est un club regroupant 230 entreprises aujourd'hui, des PME et ETI (à 35 %) fabriquant des équipements pour l'agriculture et l'agroalimentaire. Cela va des semences à la dernière transformation avec l'emballage et la chaîne du froid. Créé en 1977, ce club n'a qu'une seule vocation : promouvoir les entreprises en dehors de l'Europe. Nous avons huit filières spécialisées, chacune présidée par un chef d'entreprise. Les étrangers se retrouvent ainsi en face de l'offre complète d'une filière. Nous couvrons 80 pays. Notre métier est de pointer les marchés porteurs à court terme. Nous menons trente opérations par an à l'étranger.

LMH : Les équipements français ont-ils le vent en poupe à l'étranger ?

M. G. : Cela bouge depuis trois ans. La demande des pays émergents progresse, et maintenant ils se donnent les moyens face à un consommateur de plus en plus exigeant, de plus en plus méfiant. L'affaire de la mélamine en Chine a eu un impact important. La hausse des matières premières en 2007 a aussi été un facteur déclenchant.

LMH : Quels sont les atouts des fabricants d'équipements français ?

M. G. : Ils ont une image de sérieux, de fiabilité, de qualité liée notamment à celle des produits agroalimentaires français. Leur handicap c'est le prix, du fait de la petite taille des structures françaises. Nous subissons la concurrence de l'Allemagne et des Pays-Bas qui disposent de plus d'ETI.

LMH : Quelles sont les destinations en vogue ?

M. G. : L'Afrique subsaharienne et le Maghreb pour les filières lait, viande et fruits et légumes. À noter que la filière boulangerie se développe bien en Algérie. La Chine progresse bien. Ils ont tout à apprendre sur la vitiviniculture, ils commencent à avoir de bons résultats. Les perspectives y sont aussi bonnes pour le lait et la viande. Il y a de la place pour tous. On se concentre également sur l'Inde, le Vietnam, la Corée et le Japon. Enfin, le marché des États-Unis fonctionne bien, davantage pour les ETI et les innovations sur les process de seconde transformation.

LMH : L'export représente quelle part d'activité pour vos adhérents ?

M. G. : Elles réalisent 80 % de leurs activités à l'export. Elles sont obligées souvent de vendre en dehors de France, sinon elles ferment.

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