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Épices : Fuchs se concentre sur le B to B

La division française du n° 2 mondial des épices a inauguré son site alsacien avec de grosses ambitions.

Depuis la cession de sa filiale RHF il y a deux ans, le producteur, triturateur et transformateur d'épices Fuchs met les bouchées doubles pour ses clients industriels. La nouvelle unité de production installée à Herrlisheim (Alsace), inaugurée officiellement il y a quelques jours, remplace l'ancien site d'Illkirch et vise dès cette année une augmentation de ses volumes. Créée en 1996, la branche française de Fuchs a débuté à 350 t annuelles, pour atteindre aux alentours de 4 600 t en 2005. Cette réussite s'explique par la réorientation opérée par Rudy Scheuer, lors de son arrivée à la tête de Fuchs France. Il y a neuf ans, l'actuel gérant a décidé de consacrer plus d'énergie à la mise au point de produits élaborés, en délaissant en partie le traditionnel négoce d'épices brutes.

L'anticipation a été réussie, puisque volumes et CA sont en constante augmentation, pour atteindre 12 M Eur cette année. Sur le site d'Herrlisheim, 2,8 M Eur ont été investis, pour permettre la production de mix particuliers adaptés aux clients, parmi lesquels figurent de nombreux acteurs du secteur des produits carnés, comme Socopa, Stoeffler, Aoste, ou Bahier. Avec l'incorporation de plus en plus importante de mix d'épices, d'aides culinaires, de marinades ou encore d'arômes, les demandes fleurissent pour les merguez, viandes, charcuteries ou fromages. De quoi remplir les carnets de commandes de Fuchs, qui développe une approche sur-mesure du travail. L'entreprise, avec sa branche R & D, met sur pied le mélange d'épices adapté à la demande, tout en proposant des formules simples à mettre en œuvre (mélange incorporable directement aux préparations, par unités de poids). Dernière-née, la technologie liquid-control (additifs ou préparations d'épices pasteurisées sous forme liquide) commence à se développer dans les fromages et pourrait poursuivre son chemin dans le secteur carné.

Livrés dans des containers inox, ces mélanges s'affranchissent de manipulation une fois intégrés aux lignes de production, permettant un gain de temps et une meilleure gestion. Installée sur 3 000 m2, l'usine d'Herrlisheim va gagner 700 m2, une extension dévolue au stockage et prévue en 2006. La capacité sera toutefois loin d'être saturée, puisque la production 2005 mobilise à peine la moitié de l'outil. Si la progression enregistrée ces dernières années se poursuit, une seconde équipe de travail pourrait être intégrée aux effectifs en 2006-2007, pour atteindre une capacité de 10 000 tonnes.

Rédaction Réussir

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