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En Seine-et-Marne, la vente directe s’organise

Une trentaine d’agriculteurs ont inauguré hier à Montereau une enseigne de vente directe .

À Montereau, le rideau du marché du terroir des 2 fleuves s’est levé hier pour la première fois. Réunissant plus d’une trentaine d’agriculteurs de Seine et Marne à des degrés d’implication divers, cette enseigne de vente directe de produits de la ferme offre un débouché supplémentaire aux producteurs, qui se disent « fatigués de devoir écraser leurs marges face à la grande distribution».

À l’initiative du projet, la rencontre en 2004 entre les présidents de la Communauté de communes et de la Chambre d’agriculture a fini par se concrétiser. « Nous avons acheté les locaux, que nous louons à la SARL nouvellement créée» explique M. Brodart, de la mairie de Montereau. La Chambre d’agriculture s’est occupée de prospecter d’éventuels candidats dans un rayon de 30 km autour de Montereau, et a présenté le projet à une trentaine d’agriculteurs, déjà vendeurs de produits sur leurs exploitations. Au final, 8 membres fondateurs se sont associés au projet, qui a débouché sur l’embauche d’un salarié pour gérer l’activité au quotidien.

Un investissement de 100 000 euros

L’investissement en matériel et aménagement, à hauteur de 100000 euros, a été partagé entre les 8 membres fondateurs de la SARL (éleveurs de volaille, d’autruche, de blonde d’Aquitaine, deux maraîchers, un producteur de fromage de vache et un gérant de ferme-auberge). Plus d’une vingtaine d’autres fournisseurs approvisionnent le point de vente en produits divers.

Implanté près d’un hard discount !

Implanté sur un espace commercial à proximité du hard discounter ED, le Marché du terroir des 2 fleuves a une belle carte à jouer en mettant en avant la complémentarité avec les produits basiques de son seul concurrent alimentaire. La démarche initiée vise à rapprocher les producteurs des consommateurs, mais aussi à assurer des revenus décents aux agriculteurs.

Le prix des denrées est similaire à celui pratiqué en grandes surfaces, mais la marge revenant au producteur n’est pas amputée des coopérations commerciales et autres rabais. « Nous vendons nos productions fermières à un prix équivalent au standard des GMS», explique Frédéric Dufour, gérant de la structure. « Nous avons déjà de la viande bovine, du lapin, du poulet. Le mouton va bientôt venir s’y ajouter, ainsi que des oies pour Noël. C’est une opportunité à saisir, et nous espérons augmenter nos volumes par le biais de cette enseigne», complète-t-il. Si l’expérience réussit, elle pourrait se multiplier. À Limoges et en périphérie de Lyon, des boutiques similaires ont déjà vu le jour.

Rédaction Réussir

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