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D’Office des céréales en Office des grandes cultures

Le comité a évoqué la conjoncture du marché. Et les évolutions à venir au sein de la structure.

Le Comité permanent de l’Onic réuni mercredi, a enregistré avec satisfaction le redressement des cours du blé perceptible depuis une semaine. On en connaît les causes évoquées dans nos dernières analyses : problèmes logistiques pour l’origine Mer Noire, donc moindre concurrence de ce côté à l’exportation, hausse des prix sur le marché mondial, délivrance accélérée des certificats d’exportation, rattrapage du retard des chargements par rapport au volume de certificats et perspective d’une récolte 2006 en fort recul sur 2005, - 20 Mt selon le CIC.

On attend pour demain la confirmation de cette dernière prévision avec le rapport de l’USDA, en notant au passage que la tension (relative) des cours jusqu’à mercredi s’est relâchée. C’est fréquemment le cas, le jeudi, dans l’attente des résultats du Comité de gestion dont l’ONIC espère qu’il va poursuivre sur sa lancée en matière d’adjudication de certificats. Malgré les meilleures conditions d’exportation, l’Onic n’a pas jugé bon de modifier ses estimations d’exportations de blé vers les pays tiers, maintenues à 6,2 Mt, mais le dfirecteur général de l’Office, Bruno Hot, considère que ce chiffre qui apparaissait optimiste lors du bilan prévisionnel de janvier est aujourd’hui très raisonnable et pourrait même être dépassé. D’ailleurs, la seule modification notable apportée au précédent bilan est positive puisqu’elle prévoit un relèvement des ventes de maïs à l’UE, de 300 000 tonnes.

En revanche l’accumulation du stock d’intervention de maïs dans la Communauté, et plus précisément en Hongrie, risque de plomber le marché y compris pour la prochaine campagne, d’autant plus que les producteurs hongrois n’ont pas l’intention de réduire leur surface maïs pour la prochaine récolte. Autre sujet d’inquiétude : la négociation OMC. L’Office étudie les possibles répercussions sur le marché européen des propositions de réforme de l’OMC dans le domaine céréalier et plus particulièrement s’agissant de l’accès des céréales pays tiers à l’UE. Les dernières propositions en date du G20 aggravent la perspective. Si elles aboutissaient, s’en serait fini de la préférence communautaire.

L’Onic va devenir l’ONIGC

Parmi les autres dossiers soumis à l’examen par le Comité permanent, figurait la réforme des offices. Dans le cadre de cette réforme, l’Onic, office national interprofessionnel des céréales deviendra en mai prochain l’ONIGC, Office national interprofessionnel des grandes cultures. Avec un conseil de direction plénier dont le président sera nommé par décret, et comportant trois conseils spécialisés, céréales, oléagineux et sucre (actuellement Onic, Oniol et FIRS) dotés chacun d’un président nommé par le ministre.

L’ONIGC quittera les actuels locaux de l’Onic, en juin 2007 pour s’installer à Montreuil où seront réunis tous les nouveaux offices. L’Agence Unique de Paiement des aides pour l’ensemble des productions concernées sera mise en place dans le courant du 2e trimestre 2006 et opérationnelle à partir du 1er décembre.

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