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Deux ans après l'incendie Pruvost Leroy retourne au bercail

L'exil aura duré deux ans et demi. Après l'incendie de son usine fin 2003, Pruvost Leroy revient dans de nouvelles installations à Saint Hilaire Cottes (Pas-de-Calais). Le découpeur de viande peut dire merci à l'abattoir de Douai (Nord), qui l'a hébergé le temps de la reconstruction. Chacun y a trouvé son compte, le site nordiste étant en sous régime. Mais, les solutions de remplacement sont rarement idéales. Le retour au bercail est donc accueilli avec satisfaction.

L'emplacement est le même qu'auparavant. Il présente l'avantage d'être situé à cinq kilomètres seulement de l'autoroute reliant Calais à Paris. Côté surface, le gain est non négligeable, puisque le nouvel outil couvre 3 000 m2, contre 2 200 m2 avant l'incendie. Les conditions de travail des 65 salariés sont améliorées. « Tout le monde est content, souligne Laurent Pruvost, responsable de la découpe. On va pouvoir bien travailler. » L'investissement a représenté quelque trois millions d'euros.

Objectif à 10 000 tonnes

De nouvelles perspectives de développement s'ouvrent aux dirigeants. Sur les deux dernières années, l'activité a pu croître de seulement 1 à 2 %. Elle atteint 8 000 tonnes de viande, dont 60 % de bœuf, auxquels s'ajoutent du porc, du veau, de l'agneau. Le chiffre d'affaires représente un petit 30 millions d'euros. Pour les deux ou trois prochaines années, l'objectif est fixé à 10 000 tonnes. Après l'emménagement en juin, le creux d'activité estival, l'heure est donc à l'offensive. L'entreprise familiale vise trois créneaux. Celui de la grande distribution pèse environ 40 % du chiffre d'affaires. Idem pour la boucherie artisanale. Les 20 % restant concernent l'industrie et les collectivités.

« On souhaite développer quelques produits élaborés. Une dizaine de références devraient voir le jour dans les deux ans à venir », signale Laurent Pruvost, qui s'empresse de préciser que les décisions sont prises avec ses deux frères et son père, encore gérant à 70 ans. Marcel Pruvost est le créateur de l'entreprise. Il s'occupe aujourd'hui de l'activité d'élevage et de commerce de bestiaux, avec son fils Philippe (45 ans). La famille détient en effet des ateliers d'engraissement de bœufs de tradition bouchère et d'animaux sous Label Rouge. Une vingtaine de bovins tout au plus en sortent chaque semaine. Laurent (42 ans) et Jean (40 ans) s'occupent quant à eux de la transformation de la viande. Les tonnages proviennent à 80 % de la région. Pruvost Leroy s'approvisionne aux abattoirs de Douai (Nord) et de Noeux-les-Mines (Pas-de-Calais).

Connue pour sa prudence, l'entreprise a traversé sans trop de dommage l'épisode de l'incendie. « On avait gardé la poire pour la soif », assure Laurent Pruvost.

 

 

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