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Des parlementaires proposent d’assimiler le vin à un nutriment

Les parlementaires remettront mi-juillet un livre blanc sur le vin à Jean-Pierre Raffarin. Ce texte vise entre autres à ouvrir les possibilités de promotion sur le vin.

Le Livre Blanc sur le vin, commandé par Jean-Pierre Raffarin auprès des députés et sénateurs le 25 février dernier, se fait attendre. Sa restitution déjà repoussée une première fois au 30 juin sera finalement effective à la mi-juillet. Pour sa rédaction, quatre groupes de travail ont été constitués : formation et prévention des consommateurs, vin et santé humaine, communication et modération et, économie et marketing. Il semblerait que le second ait mis plus de temps à remettre sa copie. Si les viticulteurs, représentés par Vin et Société, ont manifesté cette semaine leur impatience, c’est que la filière attend de pied ferme un aménagement de la loi Evin afin de pouvoir mieux communiquer sur leur produit et revaloriser l’image du vin. Les parlementaires ne laissent pas filtrer le texte, en attendant qu’il soit communiqué au Premier ministre, mais quelques éléments sont déjà distillés par l’entourage d’Alain Suguenot, président de la commission d’études viticoles de l’Assemblée nationale. L’élément de taille contenu dans le Livre Blanc est l’idée de faire inscrire le vin comme un nutriment dans le projet de directive sur les allégations nutritionnelles prochainement voté par le Parlement européen. Cette mesure décriée par les pays du nord de l’Europe pourrait permettre à la filière viti-vinicole de communiquer sur les apports nutritionnels du vin. « Dans la mesure où il est associé à un repas, le vin peut être considéré comme un nutriment avec un apport calorifique donné, ce qui n’exclut pas de délivrer un message de consommation modérée», précise un proche d’Alain Suguenot.

La publicité collective autorisée

Les auteurs du rapport invitent donc le gouvernement à se battre sur ce point en Conseil des ministres européens sans toutefois opté pour la vision espagnole qui va jusqu’à assimiler le vin à un aliment et de ce fait « le banalise ». Concernant la loi Evin, les parlementaires insistent pour que l’amendement de Gérard César (sénateur UMP de Gironde), adopté par le Sénat le 6 mai dernier soit voté en deuxième lecture par l’Assemblée nationale, lors d’une session à l’automne sur la loi développement des territoires ruraux. Cet amendement vise à faciliter la promotion collective en étendant le champ des éléments autorisés aux références et représentations relatives aux appellations d’origine et à leurs caractéristiques sensorielles et organoleptiques. Les médecins spécialistes de l’alcoologie et de l’addictologie se sont prononcés fermement contre cet assouplissement de la loi Evin, mercredi, militant au contraire pour la mise en chantier d’une loi sur les addictions qui intégrerait l’ensemble des substances psychoactives et le vin.

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