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Des exportations encore centrées sur l'Europe


> Présence de grandes marques françaises dans un supermarché brésilien.
Si la France a vu ses exportations augmenter de 3 % sur les onze premiers mois de 2013, l'Allemagne reste le premier exportateur mondial de fromage avec un positionnement davantage orienté vers le BtoB.

Avec 1,52 million de tonnes de fromages vendues dans le monde, l'Allemagne se positionne en leader des exportateurs de fromage, loin devant la France avec 636000 tonnes (t) exportées (sur les onze premiers mois 2013). Depuis une décennie, l'industrie allemande a misé sur le développement de fromage dit de commodité, moins affecté par les cours mondiaux et davantage valorisé que les produits laitiers industriels à long terme. « Les transformateurs se sont dotés de fromageries modernisées et performantes pour être compétitifs et dégager de la valeur ajoutée », soulignait une récente étude de l'Idele sur l'Allemagne laitière. Développer ses fabrications et ses exportations fromagères a permis à l'Allemagne de dépasser la France en volume depuis 2003 et en valeur depuis 2006, car elle a su répondre à la demande croissante internationale en fromage-ingrédient et aux attentes des pays tiers. L'Allemagne exporte surtout des pâtes pressées (gouda, edam, emmental), du fromage frais et des pâtes filées, et oriente ses marchés essentiellement vers le BtoB. Elle est le premier fournisseur de fromage de la Russie qui en importe 80000 t par an, essentiellement des pâtes dures comme le gouda ou l'edam.

Le haut de gamme français fait-il recette ?

« La France ne fabrique pas les mêmes fromages que l'Allemagne et nous ne sommes pas les plus performants sur les fromages-ingrédients (type mozzarella, ndlr). Nous sommes sur d'autres créneaux. Les fromages français ont plutôt une image haut de gamme », relève Gérard Calbrix, directeur des affaires économiques à l'Atla (Association de la transformation laitière française). Alors le positionnement haut de gamme préconisé par la France lui réussit-il ? Si l'Hexagone développe ses exportations (+3 % sur les onze premiers mois 2013), elles sont encore essentiellement orientées vers l'Union européenne (UE), notam-ment vers l'Allemagne ; des marchés devenus matures. 535 000 t de fromages sur 636 000 t ont ainsi été exportées vers l'UE, en légère progression de 1,9 %.

Les États-Unis, premier client des pays tiers

Les fromages français ont plutôt une image haut de gamme"

Pour trouver valorisation et croissance, la France tente de chercher de nouveaux débouchés vers les pays tiers. En 2013, les volumes exportés vers ces pays ont progressé de 9,9 % à 100 000 tonnes. La France exporte désormais vers 109 destinations différentes, même si pour l'heure les volumes sont minimes vers des destinations comme l'Arabie saoudite (17e client de la France) ou la Corée du Sud (19e client). Seuls les États-Unis et le Japon apparaissent parmi les dix premiers clients de la France. Ce sont des marchés relativement valorisés puisqu'en 2012, les exportations françaises de fromage vers ” les États-Unis ont représenté un chiffre d'affaires de 136,588 millions d'euros, sur un total d'exportations françaises de 2,884 milliards d'euros.

Sans croissance fulgurante, les exportations de fromage augmentent régulièrement depuis une dizaine d'années. Même si un petit creux de ventes a été ressenti en 2008 et 2009, les exportations françaises de fromage ont augmenté de 19,17 % entre 2005 et 2012 pour atteindre 675 357 tonnes.

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