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Des éleveurs unis pour livrer les collectivités

Des éleveurs de l’Ariège s’organisent pour livrer les collectivités intéressées par la viande produite localement.

Il y a quelques années, quelques éleveurs de l'Ariège se sont regroupés pour mettre en place une filière courte leur permettant de vendre leur viande en direct aux collectivités locales. Après plusieurs années de démarches, ils ont finalement décidé de créer une SCIC (Société coopérative d'intérêt collectif), baptisée 09 Montagnes, qui devrait être opérationnelle dans quelques jours. « D'un côté, toutes nos collectivités locales consomment de la viande provenant, la plupart du temps, d'autres régions de France, voire de l'étranger. De l'autre la production des éleveurs du territoire part on ne sait où. Nous nous sommes dit que les producteurs pourraient eux-mêmes assurer l'approvisionnement de ces collectivités», explique Richard Moretto, éleveur et président de la SCIC.

La création de la SCIC permet de regrouper différents types de structures autour d'un même projet. 09 Montagnes comptera un collège de 40 à 50 producteurs, des associations de consommateurs, des syndicats, ses propres salariés et des collectivités publiques (la communauté de communes du Pays d'Olmes...) et privées (boucher...).

Un petit abattoir bientôt aux normes CEE

Preuve que ce projet mobilise beaucoup de monde et que cette filière courte est considérée comme une filière économique à part entière, en terme d'emplois, de chiffre d'affaires et d'entretien de l'espace, la ville de Lavelanet, où est implanté un abattoir municipal sous régime dérogatoire local-régional, et la communauté de communes du Pays d'Olmes ont entrepris des démarches pour que cet outil ne ferme pas au 1er janvier dernier. « La communauté de communes a fait appel à un cabinet conseil pour réaliser une étude sur la faisabilité technique et économique d'une mise aux normes CEE,confie Pierre Saurat, chef de projet au Carrefour des Initiatives, à Lavelanet. Celle-ci a montré qu'il y avait peu de travaux à réaliser (environ 600 000 euros) et que le fonctionnement tel que nous le mettons en place avec la SCIC serait viable».

D'ici quatre ans, l'abattoir devra avoir été agrandi de 150 m2 pour le stockage, le ressuyage et le froid, il faudra améliorer la séparation propre-sale et réparer certains sols. Son seuil de viabilité économique a été estimé à 350 tonnes.

A côté rouvrira une salle de découpe, créée il y a quelques années sous forme d'atelier relais, puis fermée suite à des problèmes de gestion. La SCIC a prévu de racheter l'outil à la communauté de communes et de le gérer. Elle pourra ainsi proposer toutes pièces découpées aux collectivités. « Nous livrerons, dans un premier temps, 60 tonnes de viande à l'année, mais nous devrions vite atteindre 100 tonnes, poursuit Richard Moretto. Nous avons calculé qu'en appliquant un prix correct au producteur (3,81 E/kg minimum pour les vaches allaitantes et 2,59 E/kg pour les réformes), auquel nous ajoutons l'abattage et les frais de fonctionnement de l'atelier de découpe, nous proposerons aux collectivités une viande extra à un prix égal, voire meilleur, que celui auquel elles achètent aujourd'hui».

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