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Des améliorations qualitatives à petits pas

Depuis le 31 octobre 2009, les vins AOC français sont devenus officiellement des AOP. La formalité administrative s’est accompagnée, dans le Beaujolais comme dans la plupart des appellations, d’une remise à niveau qualitative.
Depuis le 31 octobre dernier, les vins AOC sont devenus officiellement des AOP et bénéficient de la protection transitoire jusqu’à la parution de l’enregistrement définitif par la Commission européenne au JO de l’Union européenne. Sur les 275 cahiers des charges du secteur des vins (pour 294 appellations), seuls cinq restent à modifier : Blaye, Côtes de Blaye, Champagne, Alsace et Alsace Grand Cru. Ces trois dernières appellations bénéficient d’une dérogation comprenant des mesures législatives à modifier en Conseil d’État dans les mois à venir. « L’ensemble de ces cahiers des charges doit maintenant être revu afin de renforcer et démontrer le lien à l’origine avec comme date butoir le 31 décembre 2011. Le lien à l’origine comprend deux aspects : le milieu naturel et les facteurs humains, d’une part, la délimitation géographique précise, d’autre part, ainsi que les interactions de ces deux aspects », commente Dominique Filhol, directrice adjointe de l’Inao en charge des vins, eaux-de-vie et autres boissons alcoolisées. À partir de 2011, la Commission européenne va « éplucher » l’ensemble des cahiers des charges et décidera de leur enregistrement définitif ou non en AOP. Dans le cas d’une réponse négative, le produit perdra son AOC.
Concernant les appellations du Beaujolais, il existe 12 cahiers des charges, soit un par appellation : Beaujolais, Beaujolais Village et les dix crus du Beaujolais. Les modifications prises en compte par l’Inao sont peu importantes et portent sur le Beaujolais et le Beaujolais Village. La densité de plantation a été ramenée à 5 000 pieds à l’hectare au lieu de 6 000 pieds pour les rouges et de 7 000 à 5 000 pieds pour les blancs. Deux nouveaux cépages inférieurs à 10 % d’encépagement ont été introduits : le gamay de Bouze et le gamay de Chaudenay. Enfin, la dernière modification porte sur la richesse minimale en sucre, portée de 153 grammes par litre de moût à 171 grammes précédemment. Aucune disposition n’est prise pour les copeaux de bois.

La Bourgogne ne veut plus du beaujolais
« D’autres modifications importantes doivent avoir lieu concernant la baisse des rendements, la récolte mécanique pour le Beaujolais Village et les crus, l’augmentation des sucres résiduels et l’intégration du cépage gamaret (cépage suisse), précise François Roth, directeur adjoint de l’UIVB. Enfin, et non des moindres, une modification concernant neuf crus du Beaujolais (à l’exception du régnié) va intervenir sur demande de l’appellation Bourgogne afin que ces crus ne puissent plus revendiquer l’appellation Bourgogne alors que l’encépagement est 100 % gamay. Cette modification devrait aboutir à la redéfinition de la délimitation géographique de certaines parcelles qui pourront revendiquer l’appellation Bourgogne sous réserve de répondre à des critères spécifiques, fixés par une appellation socle « Bourgogne ».

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