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Début de campagne difficile

La publication du dernier rapport de l’USDA a provoqué des liquidations massives de positions de la part des fonds d’investissement, ramenant le blé à son plus bas niveau depuis la fin du mois de juillet 2010. Mais la reprise s’amorce déjà.
Période du 28 juin au 5 juillet. Le conseil spécialisé céréales de FranceAgriMer présentera un ultime bilan « prévisionnel » de feu la campagne 2010-2011. Un bilan qui ne devrait pas modifier fondamentalement celui de juin et qui consacrera notamment des exportations records de blé à destination des pays tiers et une collecte de blé très précoce illustrant le bon suivi des besoins du marché par les producteurs. Au 1er juin, cette collecte était pratiquement réalisée malgré le ralentissement de ces derniers mois, conséquence des livraisons antérieures accélérées, avec 32,6 millions de tonnes (Mt) contre 31,9 Mt au 1er juin 2010.

Blé français : qualité des premières moissons

S’agissant des exportations vers les pays tiers, estimées, rappelons-le, à 13,2 Mt, elles portaient déjà au 1er mai sur 11 Mt, en progression de 37,5 % par rapport à l’an dernier à la même date. On ne s’attend certes pas à un résultat approchant pour la nouvelle campagne, le disponible exportable se trouvant considérablement réduit par la baisse de production. Mais le blé français, s’il maintient des prix compétitifs, devrait encore faire bonne figure sur le marché international, grâce à la qualité que révèlent les premières moissons. Malgré la baisse des ventes à l’Union européenne (- 7 %), le total général des exportations sur les dix premiers mois de la campagne atteint 16,6 Mt, soit 18,7 % de plus que l’an dernier. Le bilan est également très satisfaisant pour l’orge avec 4,65 Mt, en hausse de 15 %, dont 1,17 Mt vers les pays tiers, soit + 138 %. Le bilan est moins glorieux pour le maïs qui fléchit de près de 30 %, à 4,33 Mt dont 4,19 vers l’UE (- 28 %), sous la pression des importations communautaires en provenance des pays tiers.

L’USDA beaucoup plus optimiste que prévu

Si la saison 2010-2011 s’est achevée sur la confirmation de la tendance baissière, la nouvelle s’est illustrée, dès le premier jour de son ouverture, par une chute des cours engendrée par la publication du rapport de l’USDA (département américain de l’Agriculture). Un rapport beaucoup plus optimiste que le prévoyaient les différents observateurs, notamment pour le maïs, et qui a provoqué des liquidations massives de positions par les fonds d’investissement, entraînant cette chute des prix céréaliers. Le cours de blé a ainsi été ramené à son plus bas niveau, 185 euros rendu Rouen, depuis fin juillet 2010, confirmant la grande volatilité de ce marché. Une volatilité qui devrait perdurer si l’on en croit un analyste américain réputé, Dan Basse, venu « plancher » devant les responsables des coopératives du groupe In Vivo et autres experts et qui situe dans une fourchette de 185 à 260 euros l’évolution des prix du blé pour les six premiers mois de la nouvelle campagne. Depuis, les prix de toutes les céréales ont réagi (voir ci-contre), jusqu’au prochain rapport qui pourrait inverser la tendance.

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