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Dans l’instabilité générale

Le marché du blé et celui du maïs sont soumis à l’inconstance des marchés financiers. Le maïs semble également devoir subir une baisse des importations chinoises. Quant à l’orge, elle résiste mieux, suscitant l’intérêt des fabricants d’aliments.

Période du 17 au 22 novembre. Les marchés céréaliers restent largement dépendants de leurs homologues financiers. L’accord trouvé pour le sauvetage des banques irlandaises ce dernier week-end a apporté une certaine sérénité en même temps qu’un raffermissement passager de l’euro qui a lâché de nouveau du lest en ce début de semaine 47 pour repasser sous la barre de 1 euro pour 1,36 dollar. Cela redonne de la compétitivité au blé français qui, pour le moment, perd des points sur le marché égyptien, les deux derniers appels d’offres égyptiens ayant été enlevés par les Américains, celui du 22 novembre aussi, avec 120 000 t. Il ne faut cependant pas laisser l’objectif braqué sur l’Égypte qui a pris beaucoup de place cette campagne dans nos exportations de blé (1,7 million de tonnes depuis le début de la campagne) et rappeler le côté conjoncturel de cette situation, en l’occurrence les défaillances de l’origine mer Noire. Notre premier client traditionnel cette année reste l’Algérie, devant l’Afrique noire et le Maroc. L’objectif d’exportation de blé vers les pays tiers fixé par FranceAgriMer ne semble pas devoir être remis en cause.

L’état des cultures

Bruxelles maintient en effet une cadence d’attributions de certificats d’exportation de blé élevée. La semaine dernière, ces certificats ont porté sur 442 000 t, dont 300 000 pour la France, ce qui porte le volume de certificats depuis le début de la campagne à 9,23 Mt, dont 4,4 pour la France.
Le marché du maïs, sur le plan mondial, est lui aussi soumis à l’inconstance des marchés financiers mais aussi à la crainte d’une réduction des importations chinoises en cas de remise sur le marché intérieur d’une partie des stocks nationaux pour prévenir la hausse des prix. La Chine qui pourrait se tourner vers l’Argentine pour la fourniture de 5,5 Mt de maïs. Ce n’est, pour l’instant, qu’une rumeur. Il faut aussi tenir compte de l’expectative créée par les mesures américaines concernant le programme éthanol, annoncées mais pas encore appliquées.

Intérêt pour l’orge fourragère

Sur le marché européen, la marge se réduit entre le blé et le maïs, ce qui pourrait relancer la compétitivité de ce dernier. Les certificats d’importation de maïs dans l’Union européenne ont atteint 2,1 Mt depuis le début de la campagne, et l’Espagne s’est approvisionnée principalement auprès des origines sud-américaines, privant ainsi le marché français d’un débouché traditionnel important. Sur notre marché intérieur, les acheteurs restent les amidonniers, les fabricants d’aliments montrant peu d’intérêt.
En revanche, ils en manifestent plus pour l’orge fourragère. Les fabricants bretons se sont remis aux achats auprès des vendeurs pas trop éloignés de leurs usines (Pays de Loire notamment), ce qui a valorisé les cours intérieurs au point de les situer presque au niveau de ceux du portuaire qui sont stables, dans un contexte de demande calme.

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