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Sucre
Cristal Union affiche un résultat net en hausse malgré le gel de 2021

Cristal Union a réalisé 69 millions d’euros de résultat net, soit +41 % par rapport à 2020-2021 grâce à l’envolée des cours du sucre, et ce malgré le gel de 2021 et les herbicides non conformes.

De gauche à droite : Xavier Astolfi, directeur général de Cristal Union ; Olivier de Bohan, président de Cristal Union ; Stanislas Bouchard, directeur général adjoint de Cristal Union
© V. R.

Le groupe coopératif Cristal Union a réalisé 1,759 milliard d’euros de chiffre d’affaires du 1er février 2021 au 31 janvier 2022, soit une hausse de 105 millions d’euros (+10 %), pour un résultat net de 97 millions d’euros, en croissance de 41 % par rapport aux 69 millions d’euros de 2020-2021.

« Nous avons tiré notre épingle du jeu et profité de la hausse des cours du sucre », commente Xavier Astolfi, nouveau directeur général de Cristal Union, à l’occasion d’une conférence de presse le 13 juin 2022. La tonne de sucre blanc est en effet à 550 euros, alors qu’elle ne coûtait que 400 euros il y a un an, et 350 euros en mars 2020. « L’augmentation des cours était nécessaire. Ces résultats sont satisfaisants et montrent que nos choix portent leurs fruits », se réjouit Olivier de Bohan, président de Cristal Union.

L'augmentation des cours était nécessaire

Le groupe dit avoir réalisé une bonne campagne agricole 2021 malgré le gel printanier qui a impacté les rendements. « L’affaire des herbicides non conformes qui ont contaminé les betteraves ont touché 8000 hectares, soit 570 000 tonnes, dont les 2/3 appartenaient à nos adhérents », regrette Xavier Astolfi. La resemence dans la foulée du gel a permis le retour d’une durée de campagne « normale », après la jaunisse de 2020.

Le gel de 2022 n’a quant à lui pas touché les surfaces betteravières. Les volumes commercialisés en 2021-2022 ont atteint 1,65 million de tonnes, soit en légère baisse par rapport à 2020-2021.

Neutralité carbone en 2050

Le groupe poursuit toujours son objectif de neutralité carbone d’ici à 2050, après avoir conclu en janvier son refinancement de 1 milliard d’euros de sa performance RSE. « Nous voulons sortir des énergies fossiles. C’est une stratégie qui nécessite beaucoup d’investissements », souligne Olivier de Bohan. D’ici à 2030, Cristal Union veut réduire de 17 % sa consommation d’énergie par rapport à 2010 et de 35 % ses émissions de CO2 par rapport à 2015.

Le groupe a par ailleurs poursuivi son désendettement au cours du dernier exercice, pour atteindre un rapport dette nette sur capitaux propre de 27,5 %.

Si la guerre en Ukraine n’a pas de conséquences directes sur le marché du sucre, Cristal Union travaille néanmoins à préserver ses capacités de production. « Nous voulons être classés prioritaire pour la fourniture en gaz de nos usines », note Olivier de Bohan.

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