Aller au contenu principal

Coup de jeune sur La Tarte tropézienne


> Sacha et Albert Dufrêne, dirigeants de La Tarte tropézienne.
Ventes directes, restauration hors domicile, e-commerce..., l'entreprise familiale multiplie les axes de développement pour changer d'envergure à l'arrivée d'une nouvelle génération.

Installée à Cogolin (Var), au cœur du golfe de Saint-Tropez, La Tarte tropézienne a entamé une nouvelle phase de développement. Avec trente-trois points de vente, cette petite entreprise familiale a quasiment doublé ses implantations en trois-quatre ans. « En fonction des occasions, nous misons sur environ cinq nouvelles ouvertures chaque année », explique Sacha Dufrêne, chargé du marketing et du développement. Le jeune homme n'est pas étranger à cette impulsion qui a fait croître le chiffre d'affaires de la société de 5 à 7 % ces dernières années, le portant aujourd'hui, selon lui, à 20 millions d'euros. La Tarte tropézienne a décidé de conquérir le Grand Sud-Est en s'installant notamment par le biais de franchises dans des lieux de passage « plutôt chic », en convient le dirigeant.

Hors de ses frontières varoises, l'entreprise s'est déjà implantée à Courchevel, au Carrousel du Louvre à Paris, ou encore à l'aéroport Nice-Côte d'Azur. Un point de vente va ouvrir ses portes dans la cité cannoise, et l'entreprise tient dans sa ligne de mire les Galeries Lafayette.

UN VAISSEAU AMIRAL AU CŒUR DE SAINT-TROPEZ

La nouvelle boutique de la place des Lices, au cœur du village tropézien, fait dorénavant office de vitrine pour l'entreprise. Pâtisserie, boulangerie, salon de thé, snacking et même restauration, « tous nos métiers sont ici représentés », annonce Sacha Dufrêne. Ambiance chic et décontractée au sein de ce vaisseau amiral de La Tarte tropézienne, qui a confié la carte de sa table au chef étoilé Fabien Blanc. « Attention, nous n'avons pas pour autant voulu faire un restaurant gastronomique, prévient Sacha Dufrêne, notre plat du jour reste à moins de 20 euros. C'est surtout l'occasion pour notre chef de revisiter quelques classiques avec notre fameuse crème tropézienne… »

Une affaire familiale

« Nous sommes dans une phase d'investissement fort », concède Sacha Dufrêne. Le dirigeant poursuit ainsi une belle aventure familiale. C'est en effet son père, Albert Dufrêne, qui préside aux destinées de la société. Ce Savoyard a pris les commandes de La Tarte tropézienne en 1985, à la suite de son créateur, Alexandre Micka. À l'origine, simple pâtisserie installée au cœur de Saint-Tropez en 1955, l'affaire a pris son envol grâce à cette fameuse recette de brioche à la crème, baptisée selon la légende « tarte tropézienne » par Brigitte Bardot, lors du tournage du mythique Et Dieu… créa la femme de Roger Vadim. Une recette déposée tout comme la marque La Tarte tropézienne. « La qualité de nos pâtisseries doit être irréprochable, c'est essentiel pour nous », souligne Sacha Dufrêne.

Livraisons en Chronofresh

Des tartes tropéziennes qui repré-sentent près de 50 % (en fonction des points de vente) des produits écoulés en boutiques et vendues essentiellement durant la période estivale. Plus de la moitié du chiffre d'affaires de l'entreprise est ainsi réalisé entre avril et septembre. Une saisonnalité très forte, que la PME s'emploie à lisser progressivement grâce à de multiples axes de développement. Une activité traiteur, présente toute l'année sur des évènements essentiellement liés au sport automobile mais aussi tournée vers le BtoC, qui enregristre à ce jour « plus de 10 % des recettes de l'entreprise », confie Sacha Dufrêne.

Le jeune dirigeant compte également accroître la distribution de ses pâtisseries sur le réseau CHR haut de gamme : « nous voulons être à la carte des meilleurs hôtels et restaurants », glisse-t-il. Les nouveaux modes de distribution ne sont pas oubliés, avec un site de e-commerce lancé durant l'été. Ce circuit sera approché avec la Tarte tropézienne via une offre de service de commandes en ligne avec réception en boutique et aussi par une proposition de livraison à domicile en Chronofresh.

Rédaction Réussir

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

Christophe Pajot
LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio