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Coup de frein à la baisse sur les marchés

Une légère reprise des prix du blé se manifeste après les baisses enregistrées de la semaine dernière. Sur le marché français, le courant d'exportations renforcé par une nouvelle vente à l'Égypte assure une activité intéressante en cette fin de campagne.

Période du 15 au 21 avril. Après une semaine (16) de baisse régulière, le marché céréalier se stabilise, reprenant même quelques points à Chicago qui avait accusé un fort recul des prix avec le retour bienfaisant de la pluie sur les cultures de blé, même si elle ralentit les semis de maïs. Les craintes de déficit hydrique aux États-Unis, qui avaient, un moment, fortement soutenu les cours du blé, se sont déplacées vers l'Europe et notamment vers le nord de la France, contribuant à un rebond encore modeste des prix. Cette tendance est renforcée par les perspectives et les réalisations d'exportation, avec la délivrance rassurante, la semaine dernière, d'un volume important de certificats. La vente par la France de 180 000 tonnes (t) de blé tendre au Gasc égyptien (soit plus de 2 millions de tonnes depuis le début de la campagne), un nouvel achat de 50 000 t par le Bangladesh, d'importants chargements dans les ports français et un euro qui se détend (après une courte période de hausse au-dessus de 1,08 dollar) complètent les facteurs d'un rebond des prix du blé. Sur le marché physique, les primes (négatives) n'évoluent guère et la tendance s'aligne sur celle d'Euronext. La demande en portuaire entretient la fermeté de l'orge fourragère dont les cours en rendu Rouen rejoignent, voire dépassent, ceux du blé. Pour l'orge, comme pour le blé, les attributions de certificats sont rassurantes pour les opérateurs sur la fin de campagne. Le maïs est resté légèrement baissier sur Chicago et le marché à terme européen, mais le marché physique se consolide avec les annonces confirmées de la baisse de production européenne (dont française) pour la prochaine récolte et une demande intérieure et communautaire régulière, le maïs français demeurant compétitif sur le sud de l'Union européenne et le bassin méditerranéen alors que les exportations ukrainiennes se sont ralenties.

Bon état général des cultures

Contrairement à l'an dernier, l'état des cultures céréalières dans l'Hexagone est globalement satisfaisant, si l'on excepte les risques de déficit hydrique dans le nord de la France. Les semis de maïs se sont accélérés pendant la semaine 15, passant de 2 % à 27 % soit encore en retard sur l'an dernier où ils atteignaient 35 % des surfaces. L'état des cultures de blé tendre est donné par Céré'Obs comme bon à très bon à 92 %, contre 75 %, l'an dernier même date. Le blé dur est noté à 88 % de bon à très bon, contre 62 %. L'état de l'orge d'hiver est estimé bon à très bon à 91 %, contre 74 %, et celui de l'orge de printemps à 96 %, contre 77 %.

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