Aller au contenu principal

Cotation de l’œuf : sortir de la confusion

En fin de semaine dernière, dans la confusion suscitée par la demande (pressante) des éleveurs bretons qui exigeaient une augmentation de la TNO de 1,50 euro, nous avons décidé de suspendre cette cotation vendredi, n’étant pas en mesure d’entériner une hausse instantanée aussi brutale. Comme le Conseil du CNPO réuni jeudi s’était prononcé la veille pour une « revalorisation » au niveau demandé par les éleveurs, nous avons publié une cotation intitulée CNPO tenant compte de cette augmentation souhaitée. Soulignons que le CNPO exigeait bien une « revalorisation » du prix de l’œuf et proposait des moyens rationnels pour y parvenir progressivement, voire rapidement. La suspension de la tendance nationale officieuse (TNO) et la publication de la cote du CNPO ont eu sur le marché les conséquences que l’on pouvait prévoir, c’est-à-dire une grande confusion dans les facturations entre ceux qui voulaient la prendre comme référence et ceux qui fondent leurs contrats, pour tout ou partie sur la TNO. Si celle-ci est remise en question par l’ensemble de l’interprofession, il appartiendra au CNPO de mettre en place sa cotation. Nous lui souhaitons bon courage car depuis des années toutes les tentatives d’organiser la collecte et l’analyse des cours par la TNO avec un véritable engagement des acteurs crédibles de la filière ont échoué. Depuis plusieurs mois la démarche était relancée en relation avec les services du ministère de l’Agriculture. La tension de ces jours derniers ne va pas la favoriser.

Les plus lus

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio