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Cooperl: «Nous sommes en dynamique de progrès»


> Anne Lacoste, responsable R&D de la Cooperl.
En 2012, la coopérative lançait le cahier des charges « porc bien-être », introduisant l'arrêt de la castration. Un « engouement massif » de la part des éleveursqui pousse Cooperl à réfléchir aux prochains axes d'amélioration.

C'est en 2008 que la Cooperl se penche sérieusement sur le dossier du bien-être animal. Outre-Manche, les distributeurs anglais demandent à la coopérative de respecter un cahier des charges « welfare ». En 2010, dans une démarche plus proactive, la Cooperl s'aperçoit qu'en Allemagne et en Hollande l'arrêt de la castration est possible, sans modifier la qualité des viandes. Or, la castration, si elle fragilise les animaux, n'est pas non plus appréciée des éleveurs. « Certains stagiaires refusaient même de la pratiquer », explique Anne Lacoste, responsable R&D. En 2012, après avoir travaillé la R&D, la Cooperl propose donc l'arrêt de la castration, anticipant l'engagement volontaire européen de 2018. « Depuis, c'est un engouement massif. 80 % de nos éleveurs sont entrés dans le schéma », constate-t-elle. Si les éleveurs ont suivi, c'est aussi parce que le retour économique existe, grâce à la suppression d'une tâche pour l'éleveur qui en plus était facteur de risque sanitaire. La Cooperl, organisée en filière, a aussi pu travailler sur la détection et la réorientation des carcasses « odorantes » (3 %) à l'échelon industriel.

Le porc « bien élevé »

L'entreprise travaille actuellement au lancement, en collaboration avec un distributeur, d'un porc sans antibiotique. « C'est la suite logique, explique-t-elle. Quand on arrête de castrer, les porcs ont besoin de moins de produits. » La question de la communication vers le grand public reste difficile. « Les consommateurs ne savent pas que les porcs étaient castrés… Alors communiquer sur le fait qu'ils ne le sont plus, ce n'est pas évident », constate Anne Lacoste, ajoutant « c'est un terrain glissant, les associations en veulent toujours plus, et sur les questions de la coupe des dents et des queues nous n'avons toujours pas de solutions. Nous sommes en dynamique de progrès, mais c'est une histoire sans fin », admet-elle. La coopérative a donc choisi de communiquer sur tous ces axes d'amélioration à travers sa marque « Brocéliande, le porc bien élevé : “ bien-être ”, sans antibiotique, ni OGM », explique-t-elle.

La castration : certains stagiaires refusaient de la pratiquer

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