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[Edito] Coopérer mais pas profiter de la crise

Edito profiter

Le 23 mars, la Commission européenne et le Réseau européen de concurrence (Rec) ont fait un point pour répondre aux interrogations sur la façon dont les entreprises peuvent faire face à la crise du coronavirus. Instructif. Le Rec se dit pleinement conscient des conséquences sociales et économiques de l’épidémie de Covid-19 et affirme comprendre que « cette situation extraordinaire peut nécessiter pour les entreprises de coopérer afin de garantir la production et la distribution équitable de produits de première nécessité à l’ensemble des consommateurs ». Le réseau « dans les circonstances actuelles » n’interviendra pas activement contre les « mesures nécessaires et temporaires » mises en place afin d’éviter une pénurie d’approvisionnement de ces produits. Pour autant, afin de s’assurer que « les produits considérés comme essentiels pour protéger la santé des consommateurs dans la situation actuelle restent disponibles à des prix compétitifs », les membres du Rec n’hésiteront pas à prendre des mesures à l’encontre des entreprises « qui profitent de la situation actuelle en pratiquant des ententes ou en abusant de leur position dominante ». Si le Rec cite les masques faciaux et le gel assainissant dans les produits considérés comme essentiels, on peut imaginer que les produits de première nécessité, et donc les produits alimentaires, entrent dans cette catégorie. On suppose ainsi que le gendarme de la concurrence aurait vu d’un mauvais œil la hausse unilatérale et rétroactive imposée par plusieurs acteurs de la logistique la semaine dernière pour arriver à poursuivre leur activité en cette période de Covid-19. L’indignation a été telle du côté des industriels que les logisticiens ont finalement suspendu cette hausse, précisant toutefois qu’ils négocieraient avec chacun des clients. Si l’Ania appelle les transporteurs et logisticiens à respecter l’union sacrée établie depuis le début de la crise, cette « anicroche » risque de laisser des traces. Au bout d’une semaine de confinement à peine il semble bien que la solidarité se soit déjà fendillée. Le Réseau européen de concurrence doit rester vigilant.

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