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Coopagri Bretagne maintient le cap

Le groupe veut développer le conseil technico-économique et adapter ses outils au marché.

Les différents éléments de rupture survenus au cours de l’année 2005 (hausse du coût de l’énergie, réforme de la PAC, crise de la grippe aviaire, etc.) n’ont pas fait dévier Coopagri Bretagne de son cap, l’adaptation aux changements, ont expliqué ses dirigeants, mardi à Rennes. Le chiffre d’affaires du groupe coopératif de Landerneau (Finistère) a atteint 1,439 milliard d’euros (+ 2 %), provenant à 31 % du lait et des ovoproduits, 13 % du porc (1,430 million de têtes), 12 % de la nutrition animale (750 000 tonnes), 10 % du légume comme de la volaille, etc. Coopagri Bretagne transforme son lait et ses œufs au travers de partenariats (Laïta pour les produits laitiers, Ovoteam avec Glon pour les ovoproduits), fabrique de l’aliment du bétail et destine ses bovins et porcs aux usines de Socopa. Il emploie 4 600 personnes.

Son résultat net s’établit à 11,5 millions d’euros, inférieur au résultat net précédent (15 millions d’euros) mais qui intégrait un événement exceptionnel, et la marge brute d’autofinancement 32 millions. « Nous sommes au-delà de notre objectif qui est de dégager une MBA de 2 % du chiffre d’affaires », s’est félicité Jean-Bernard Solliec. Autre élément de satisfaction, aux yeux du directeur général, l’amélioration de la situation financière du groupe dont l’endettement s’est réduit à 84 millions d’euros pendant que les capitaux propres progressaient à 128 millions d’euros. Coopagri Bretagne emploie 4 600 personnes.

Il reste désormais au groupe coopératif à mener à bien ses orientations. Il s’agit notamment, en amont, de développer le conseil technico-économique auprès des agriculteurs pour les aider à réduire leurs charges ; et en aval, d’adapter les outils aux évolutions des marchés. Coopagri Bretagne a investi en 2005 28,5 millions d’euros, en particulier pour réorganiser son industrie : fermeture de la plus petite unité de surgélation de légumes de sa filiale Gélagri et transfert des volumes dans les deux principales usines ; fermeture d’une petite beurrerie ; mise en œuvre d’équipements de microfiltration du lait à Yffignac (Côtes d’Armor) pour ne transporter que la matière utile à la fabrication de fromages à quelques dizaines de kilomètres de là, etc.

Ronsard s’en sort plutôt bien

En dépit de la crise de la volaille, la filiale spécialisée de Coopagri Bretagne, Ronsard, a vu ses volumes progresser de 2 % à près de 36 000 tonnes du fait « de la grande polyvalence de (ses) activités », a précisé Jean-Bernard Solliec. Ronsard intervient, en effet, sur tous les segments de marché avec toutes sortes de produits, de la volaille entière aux produits élaborés.

Fortement impliqué dans le végétal, Coopagri Bretagne compte doubler d’ici à cinq ans ses surfaces plantées en colza énergétique à 16 000 hectares. Quant à la distribution spécialisée, Coopagri Bretagne observe de près le marché pour réaliser une opération de croissance externe. « Nous avons 150 points de vente, y compris 18 magasins Verts (grand public NDLR), explique le président Denis Manach. Des magasins agricoles fermeront mais des opportunités se présenteront car le marché se concentre».

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