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Consolidation de la faiblesse

Après un plancher atteint la semaine dernière, une accentuation de la baisse des cours n’est pas à exclure. Car les fondamentaux du marché céréalier restent négatifs. Le maïs est relativement épargné.
Période du 15 au 22 septembre.
Depuis notre dernière chronique, le marché des céréales est entré dans une phase de consolidation, une consolidation qui traduit celle de la faiblesse des prix. Il n’est d’ailleurs pas assuré que cette stabilisation persiste car les fondamentaux plaident, en principe, pour une accentuation du mouvement baissier des céréales à paille. La spéculation sur le marché mondial repose toujours sur un « weather market » pour le moment plus optimiste concernant l’état des cultures, ce qui ne contribue pas à raffermir les prix. Les perspectives de récolte dans l’hémisphère sud entretiennent aussi les commentaires. En particulier, on peut déjà estimer que la récolte de blé en Argentine sera en très fort recul (d’au moins 50 % sur celle de l’an dernier) ce qui posera des problèmes d’exportation de blé argentin vers le Brésil ; ce dernier pourrait bien chercher des compléments d’approvisionnement dans l’Union européenne.
Le marché de l’orge reste déprimé et, là encore, la consolidation se fait sur la base de prix excessivement bas. les vendeurs tentent de résister en s’adossant sur un plausible recours à l’intervention, ce qui limite la dégradation des prix compte tenu de l’étiage qu’ils ont déjà atteint ; y compris les orges brassicoles, passées elles aussi sous la barre du prix d’intervention. Le maïs résiste relativement mieux que les céréales à paille, enregistrant même quelques pointes de fermeté grâce à des achats de l’amidonnerie, les fabricants d’aliments se montrant encore réservés à l’approche de la récolte.
Le retour de l’acompte
Les prix élevés de la campagne 2007-2008 et leur extrême volatilité avaient propulsé le mode de paiement à prix ferme des céréales aux producteurs espérant, parfois à juste titre, appréhender suffisamment le marché pour tirer avantage de ses mouvements erratiques. La situation s’est renversée depuis, et l’acompte est revenu en force dans le paiement des OS au producteur. Selon les chiffres de FranceAgriMer, la modalité d’acompte en août dernier a représenté 88 % des achats en blé, comme l’an dernier, mais l’acompte est passé, entre temps, de 142 à 100 euros ; pour l’orge fourragère, 85 % des ventes se sont faites par acompte sur une base moyenne de 80 euros. L’acompte pour l’orge de brasserie s’est situé en moyenne à 96 euros.
Prospection du marché européen
FranceAgrimer a maintenu la tradition instituée sous l’ONIC (Office national interprofessionnel des céréales), des rencontres avec nos acheteurs potentiels de céréales dans l’UE pour la présentation de l’offre céréalière française de la nouvelle campagne.
Cette année, ces rencontres concerneront l’Italie (Milan le 29 septembre, Rome le 30 septembre), le Portugal (Porto le 7 octobre) et l’Espagne (Barcelone le 23 octobre). Nous y reviendrons.

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