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Conjoncture viticole : léger mieux sur les AOC

Les chiffres dévoilés par Viniflhor montrent un essoufflement de l’effet « vins de pays ».

L’office des vins et des fruits et légumes (Viniflhor) vient de publier des statistiques relatives à la recette des producteurs de vins de table et de vins de pays sur l’exercice 2005-2006. Sur les vins de table rouges et rosés, la baisse des volumes et des prix aboutit logiquement à une chute de la recette des exploitants.

Pour les blancs, la recette est stable cette année mais reste à son plus bas niveau depuis plus de 15 ans. En vins de pays, le bilan n’est guère meilleur : de manière générale, les recettes baissent pour les rouges comme pour les rosés, les prix étant souvent mal orientés et l’activité, assez faible.

Après un pic atteint en 2003-2004, la recette a également baissé pour les vins de pays blancs en 2006 pour la deuxième année consécutive et ce malgré des volumes qui se maintiennent. En 2005-2006, la recette commerciale des producteurs de vins de table et de pays régresse de 6% à 940 millions d’euros, dont 15% d’interventions (alcool de bouche, distillation de crise et prestations viniques).

À l’inverse, les chiffres publiés sur les AOC sont plutôt encourageants. Dans la plupart des régions, la photographie réalisée à cinq mois de campagne montre une bonne activité des marchés et des cours orientés à la hausse. C’est le cas par exemple en Côtes du Rhône, où les volumes commercialisés et les prix remontent de respectivement 6% et 2% par rapport à l’an passé.

La reprise semble plus nette encore dans le Bordelais en dépit d’un mois de décembre très calme. L’hectolitre atteint en moyenne 98 euros (+14%) pour les vins rouges et 101 euros pour les blancs. Bon début de campagne également en côtes de Provence, en Alsace et en Champagne avec des prix soutenus et une bonne reprise de l’activité.

+21% sur les cours du Chablis

À Chablis, les ventes bondissent de 30% et les prix grimpent pour les blancs (+ 21%) alors que la hausse est plus modeste pour les Chablis rouges et les Bourgognes Aligotés.

La situation est en revanche plus contrastée dans le Beaujolais, où les cours sont orientés à la baisse (-4% sur les beaujolais, -2% sur les villages) alors que les transactions progressent de 6% en moyenne et plus nettement sur les crus.

La fin 2006 se révèle aussi délicate pour les vins de Loire, sur un marché peu actif. Si les prix pour les blancs (Muscadet) et les rosés (cabernet d’Anjou, rosé d’Anjou) se maintiennent, les cours restent à la baisse pour les rouges et notamment les vins de Touraine. Mais ce sont les Corbières qui rencontrent le plus de difficultés. La campagne connaît un très net retard par rapport aux années précédentes et les cours ne décollent pas, aux alentours de 55Eur l’hectolitre alors qu’ils dépassaient les 80 Eur/hl deux ans auparavant.

Rédaction Réussir

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