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Climat baissier en fin de campagne

La campagne 2010-2011 s’achève dans un climat de baisse sur les marchés céréaliers. La liquidation de leurs positions par les fonds d’investissement, le retour des céréales russes sur le marché et l’arrivée de la nouvelle récolte pèsent de concert sur les prix.
Période du 22 au 27 juin. Cette chronique est la dernière de la campagne 2010-2011 qui s’achève dans un climat commercial fortement baissier. À l’origine de cette tendance, on retrouve les mêmes éléments que ceux décrits ces dernières semaines : en premier lieu, le comportement des investisseurs sur les marchés à terme, liquidant massivement leurs positions dans un réflexe de défense vis-à-vis des matières premières agricoles (et du pétrole, avec un baril tombé à 90 dollars). Outre l’influence des liquidations de positions par les fonds d’investissement, les marchés céréaliers sont dans l’attente du retour, le 1er juillet, des céréales russes, et plus particulièrement du blé, sur le marché international. Ce retour s’accompagnera probablement d’une augmentation de l’offre de l’Ukraine et des autres pays du bassin d’export de la mer Noire. Le potentiel d’exportation russe est encore imprécis, mais d’ores et déjà, les Russes se montrent très agressifs sur les prix, bien qu’ils n’aient pas été retenus dans les deux derniers appels d’offres égyptiens, auxquels la France a pu participer. En revanche, les exportateurs de la mer Noire ont déjà pris pied sur le débouché maghrébin, avec une première vente à la Tunisie. Un dernier facteur de baisse des prix des céréales est, comme à l’habitude, la pression de l’arrivée de la nouvelle récolte, d’un côté et de l’autre de l’Atlantique. Deux types de rapports prévisionnels sont très attendus par les opérateurs ; il s’agit de ceux du département américain de l’Agriculture (USDA) sur l’état des cultures outre-Atlantique et sur l’offre et la demande mondiales. Ces rapports sont à paraître jeudi, en même temps que celui du Conseil international des céréales (CIC). Ils donneront le ton pour le démarrage de la nouvelle campagne, étant entendu qu’ils seront, tout au long de la saison 2011-2012, l’objet de remaniements sensibles car il faudra, cette année, que la moisson soit très avancée pour s’en faire une opinion.

France : hétérogénéité des rendements

C’est notamment le cas en France où les premières coupes confirment que la caractéristique de cette moisson 2011 sera l’extrême hétérogénéité des rendements. Néanmoins, la récolte de blé tendre pourrait être moins maigre que les minima parfois annoncés.
Les prix sur les marchés à terme ayant considérablement reculé ces dernières semaines, les marchés physiques n’ont pas échappé à la spirale baissière. Depuis la mi-juin, le blé standard rendu Rouen a abandonné quelque 35 euros/tonne pour s’afficher en ce début de semaine 27 à moins de 190 euros. Rappelons toutefois que l’an dernier à la même date, le prix était encore nettement inférieur, autour de 135 euros, mais il devait rejoindre en un mois la barre des 200 euros. L’orge fourragère a suivi à la baisse celle du blé, à 165 euros, rendu Rouen, alors que le maïs fait preuve d’une bonne activité.

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