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CIAA : « la nutrition doit être le moteur de l’innovation »

La confédération des industries agroalimentaires poursuit son travail, notamment sur la sécurité alimentaire et la nutrition. 

Basée à Bruxelles, à proximité des institutions européennes et internationales, la CIAA est bien placée pour une organisation dont le lobbying constitue une des armes les plus efficaces. Porte-parole de ses membres qui ne sont autres que les plus grosses firmes agroalimentaires de l’Union et les associations nationales, comme l’Ania pour la France, la Confédération travaille sur 3 thèmes : commerce et compétitivité, politique alimentaire, et environnement. Et l’épaisseur de ces dossiers n’a rien à envier à la taille de ses adhérents. Après une année 2003 où les travaux ont principalement porté sur la sécurité alimentaire et les OGM, 2004 voit la CIAA se consacrer à la mise en place du droit alimentaire, avec la traçabilité obligatoire en ligne de mire. Sans oublier 2 grands chantiers, la nutrition et innovation que Thierry Dieu, de la Confédération, relie entre eux : « la nutrition doit être le moteur de l’innovation. Mais il nous reste du travail à faire : nous devons réussir à rendre les produits plus nutritifs, tout en réduisant les risques de maladies». Une orientation logique puisque l’année en cours a vu la création de la Task force « alimentation, activité physique et santé», déployée pour « jouer un rôle proactif dans la recherche d’une solution au problème complexe qu’est l’obésité » selon les dires de Jean Martin, président de la CIAA.

Une CIAA élargie

Ces travaux, suivis par les 23 fédérations nationales membres de la CIAA, intègrent dorénavant les nouveaux entrants, puisque 7 des 10 nouveaux pays (Pologne, Hongrie, Tchéquie, Slovaquie, Lettonie, Estonie et Slovénie) en sont membres depuis le 1er mai. « L’entrée s’est faite en douceur» souligne T. Dieu, « puisque depuis l’année 2000, au travers de notre BSP (Business Support Programme), nous avons progressivement renforcé les structures industrielles dans ces pays, et nous avons mené des actions concrètes sur le terrain». Une anticipation renforcée par la présence de ces pays comme « membres observateurs d’Europe centrale» durant plusieurs années, avant de devenir membres à part entière. Pour le futur, les perspectives sont optimistes, puisqu’en 2003, la croissance moyenne du secteur agroalimentaire a été de 0,3 %. Une progression très modeste, mais qui s’inscrit à contre-courant des produits manufacturés, en régression. « L’industrie agroalimentaire ne fonctionne pas de manière cyclique » a conclu T. Dieu. « Nous n’affichons jamais de fortes progressions. Elles sont modérées, mais régulières».

En chiffres • + de 600 Mde de CA. • 70 % des produits agricoles européens sont achetés et transformés pour : • 450 M de consommateurs. • Avec une valeur > 45 Mde par an : les IAA européennes représentent l’un des principaux exportateurs de produits alimentaires sur les marchés mondiaux.

 

Rédaction Réussir

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