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Christiane Lambert : la ferme d’une célébrité ouvre ses portes

La présidente de Farre a tenté de convaincre les éleveurs en démontrant que sa réussite à la tête d’une exploitation porcine tient à l’anticipation et à la validité des démarches «agriculture raisonnée».

Christiane Lambert et son époux Thierry ont profité de l’assemblée générale de Farre Pays de Loire vendredi dernier pour ouvrir les portes de leur exploitation porcine La petite Lande, qualifiée il y a un an à Bouillé-Ménard (49). Car aujourd’hui il faut convaincre du bien fondé d’une telle démarche.

L’agriculture raisonnée est bien plus que les mesures d’écoconditionalité exigée par la réglementation. Christiane Lambert en est fortement convaincue. Sur les 98 points d’engagements en agriculture raisonnée, 55 points vont au delà de la réglementation. Les bonnes pratiques agricoles sont au cœur de la démarche et les exigences d’enregistrements de tous les travaux réhabilitent le travail de gestion, indispensable à tout chef d’entreprise agricole : «Le travail du producteur n’est pas seulement de conduire son tracteur mais de gérer son entreprise» assure la nouvelle vice-présidente de la Fnsea. La trentaine d’agriculteurs présents ont donc eu droit dans le moindre détail, parfois au centime et à la minute près, à toutes les mesures prises par le couple pour réussir leur qualification.

La petite Lande classée parmi les leaders

«Notre activité de naisseur engraisseur ressemble à bien des entreprises porcines de la région» a bien insisté la présidente de Farre. Les époux Lambert ont toujours su anticiper. Cela facilite grandement les choses. « Anticiper, çà rapporte» assure l’exploitante de La Petite Lande. Avec 27,8 porcelets par truie et par an, et malgré les investissements importants qu’il a fallu entreprendre dans le domaine environnemental, La petite Lande est toujours classée économiquement parmi les leaders de leur groupement.

Deux fois moins d’engrais azoté sur les cultures

En 1993, ils devancent la directive bien-être des animaux applicable en 2013 en construisant un bâtiment adapté à des truies gestantes en liberté sur paille. Ils font de même avec la directive nitrate la même année en créant une fumière couverte et une capacité de stockage du lisier de 8 mois. Classé en zone vulnérable en 1994, le plan prévisionnel azoté demandé à l’époque s’inscrit totalement dans le référentiel de l’agriculture raisonnée. La crise de 1998 les incite à adhérer à la charte qualité Arca et se plient ainsi aux exigences de la CCP : construction d’un parc d’embarquement, fabrication d’une armoire à produits véto, d’un bac à équarrissage et surtout l’apprentissage à la traçabilité totale.

D’autres actions environnementales sont initiées grâce à la signature d’un CTE en 2000. Le lisier est alors supprimé à l’automne sur le blé. Il est remplacé par le fumier. Cette pratique est devenue possible grâce à l’augmentation de la capacité de fosse à lisier désormais de 11 mois. L’année suivante, l’exploitation est classée en Zac (zone d’action complémentaire). L’interculture fait son apparition après la céréale.

Au final, l’exploitation met désormais deux fois moins d’engrais azoté sur leurs cultures depuis 13 ans. Pour Christiane Lambert, les avantages de l’agriculture raisonnée l’emportent évidemment sur les contraintes. L’exploitation est mieux suivie même si le temps passé dans les enregistrements est astreignant et la gestion des déchets ne va pas de soi.

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