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Cerise d’industrie : une demi-récolte

Une demi-récolte dont seulement 30 % seront acceptés par les industriels : la campagne cerise d’industrie sera parmi les plus délicates depuis plusieurs années. Les conditions météorologiques et une très forte proportion de cerises doubles (la situation est identique pour les cerises de bouche), sont à l’origine de ces difficultés. « Le gel de mars nous a privés d’une partie des volumes et les cerises doubles sont vraisemblablement une conséquence de la canicule de l’an dernier, explique Jean Pierre Cuxac, président de l’Anibi. Le problème avec ces fruits, c’est qu’il est impossible de les dénoyauter mécaniquement. Le seul moyen pour entrer un maximum de volumes, c’est d’organiser un tri manuel. Nous sommes intervenus auprès du préfet, du département et du ministère de l’Agriculture pour tenter de trouver des aides afin d’aider les industriels à compenser les effets induits par cette manipulation supplémentaire et itérative. » Cette situation n’est pas pour conforter la filière bigarreau d’industrie. Si la récolte 2003 a été plutôt bonne en qualité et en volumes, (13 000 t sont entrées dans les unités de transformation) de nombreuses interrogations planent sur le devenir de cette filière. L’an dernier l’Anibi s’est heurtée à des problèmes financiers.

Une filière en danger

La baisse des volumes (20 à 2 500 t il y a dix ans, 12 à 1 300 t actuellement), baisse des cotisations producteurs, doublée de la réduction des aides de l’Onifhlor ont grevé le budget de l’interprofession, contrainte de puiser dans ses réserves puis d’instaurer une cotisation exceptionnelle pour assurer son fonctionnement. Le conseil d’administration s’est penché sur la question. Une des solutions envisagée à moyen terme serait un rapprochement avec l’autre interprofession installée à Avignon, la Sonito. « Elle consisterait à rapprocher les deux structures afin de réaliser des économies de moyens et de charges.» Par ailleurs, une autre des préoccupations de l’Anibi sera la rénovation du verger. La récolte mécanique (68 % des volumes l’an dernier) a permis de gagner en compétitivité mais il apparaît que le verger mécanique vieilli plus vite que les vergers de récoltes manuelles.

Un travail technique doit donc être entrepris pour pallier cette carence. Car globalement, la position du bigarreau d’industrie sur le plan commercial est confortable. Les exportations ont progressé de 20 % en deux ans vers la Grande- Bretagne, premier marché de destination. Néanmoins, l’Anibi souhaite diversifier l’écoulement en se recentrant sur le marché français. Depuis plusieurs années des opérations de promotion sont menées auprès des boulangers pâtissiers, notamment au moment de l’Epiphanie, où le gâteau provençal aux fruits confits pourrait constituer une alternative à la galette à la frangipane.

 

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