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Céréales: les nouveaux dirigeants de l’ONIC voient un bon signe

Le premier Conseil central de l’Office présidé par Rémi Haquin a constaté que Bruxelles aurait à gérer l’abondance en 2005/2006, mais perçu positivement le premier comité de gestion de la campagne.

La nouvelle équipe dirigeante de l’ONIC (Office national interprofessionnel des céréales) est en place. Le Journal Officiel du 12 juillet a publié la liste des représentants de toute la filière céréalière au Conseil central et Rémi Haquin a été élu, comme prévu, à la présidence de ce Conseil réuni mercredi. Deux vice-présidents accompagneront Rémi Haquin, Philippe Pinta, président de l’AGPB (association générale des producteurs de blé et autres céréales), pour le collège producteurs et Michel Deloingce pour représenter le négoce et l’industrie.

Après la nomination, depuis le 1er juin, de Bruno Hot à la direction de l’Office, celui-ci attaque donc la campagne 2005/2006 avec des hommes nouveaux, Mais les dossiers fondamentaux demeurent et, comme l’a souligné Rémi Haquin devant la presse, cette nouvelle équipe poursuivra la ligne traçée par son prédécesseur, Christian Lapointe et par l’ancien directeur, à l’action desquels il a rendu hommage.

En effet, la campagne 2005/2006 se présente comme l’avaient déjà prévu les derniers Comités permanents de l’ONIC, à savoir une récolte française de céréales à paille française sans doute inférieure au record de l’an dernier, mais néanmoins copieuse puisque l’Office prévoit une production de 36,2 à 36,3 millions de tonnes (Mt) de blé, ce qui est supérieur à la prévision du SCEES (voir notre édition de mercredi) et surtout des disponibilités quasi identiques à celles de la dernière campagne compte tenu de l’importance des stocks de report (y compris celui d’intervention). Cette analyse est d’ailleurs transposable au niveau européen.

Donc, le problème de gestion du marché qui va se poser à Bruxelles reste celui de l’abondance. Par rapport à 2004/2005, celle-ci se répartit différemment puisqu’elle sera constituée par la nouvelle récolte ainsi que de gros stocks d’intervention communautaire. Ce qui va obliger la Commission à gérer avec beaucoup de doigté à la fois le dégagement des stocks publics et le marché libre pour éviter de les retrouver l’an prochain. La Commission est vivement invité par le conseil central à faire mieux que l’an dernier dans le soutien à l’export. Après l’annonce, appréciée, de l’ouverture d’un premier contingent d’exportation de 2 Mt de blé tendre à partir du 14 juillet, on attendait avec curiosité, espoir ou crainte, la première adjudication du Comité de jeudi.Certes les volumes adjugés, tant en marché libre qu’en ex-intervention ont été modestes (voir rubrique grandes cultures) tout comme le niveau de la restitution. Mais les opérateurs y voient un signe favorable des bonnes intentions de Bruxelles. Elles restent à confirmer rapidement alors que des affaires se dessinent sur le marché jnternational.

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