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Céréales : le rythme des exportations s’accélère

Les « fondamentaux » évoluent favorablement et la Commission se montre plus conciliante.

« Pourvu que ça dure », comme le disait Mazarin. Le Conseil central de l’ONIC réuni mercredi sous la présidence de Rémi Haquin, a salué les efforts déployés par la Commission européenne depuis octobre pour relancer les exportations de blé tendre, par un rythme d’attribution de certificats pays tiers, accompagnés de restitutions suffisamment élevés pour rattraper le retard accumulé en début de campagne par rapport à l’an dernier. 4,2 Mt de blé tendre communautaire ont ainsi fait l’objet de certificats dont 3 Mt à partir du marché libre et 1,2 provenant des stocks d’intervention qu’il faut bien alléger. À ce propos, l’ONIC souligne que la première adjudication de 200 000 tonnes au départ du stock d’intervention français a été réalisée en une seule séance, le 27 octobre et note avec satisfaction la reprise des ventes à l’Égypte.

L’office des céréales, constatant l’évolution favorable des fondamentaux (rapport euro-dollar, moindre pression de l’offre Mer Noire, besoins de nos clients de proximité du Bassin méditerranée) estime que si Bruxelles maintient la cadence de délivrance de certificats entre 300 000 et 400 000 tonnes/semaine, l’objectif des ventes françaises aux pays tiers annoncé en début de campagne (6,2 Mt) pourra être atteint. Encore faudra-t-il que la Commission maintienne sa dynamique retrouvée. Le résultat du Comité de gestion qui se tient à l’heure où nous mettons sous presse est donc attendu avec un intérêt tout particulier.

Cela étant, le marché du blé français s’il ne fait pas preuve d’une activité débordante, confirme l’amélioration de son climat commercial et les 2 euros reconquis en l’espace de 15 jours expliquent que les organismes stockeurs n’aient manifesté aucune velléité de recours à l’intervention depuis l’ouverture de celle-ci, le 1er novembre. Ce n’est pas le cas chez nos voisins allemands, tchèques ou hongrois puisque 1,7 Mt (toutes céréales) auraient déjà été offertes à l’intervention à l’Est de l’U.E. C’est un signal dont la Commission devra tenir compte si elle veut éviter par une bonne politique d’exportation le gonflement d’un stock d’intervention déjà élevé, malgré les dégagements vers l’U.E (540 000 t, toutes céréales, revendues sur le marché communautaire depuis le début de la campagne) et les pays tiers.

C’est le maïs qui pose le plus d’interrogations au plan communautaire avec deux marchés très distincts : l’un au Sud de l’Union, déficitaire, l’autre excédentaire à l’Est, en particulier en Hongrie où la récolte sera une fois encore pléthorique. En France, l’ajustement en hausse de la production (voir notre numéro d’hier) ne modifie pas fondamentalement la perspective de fin de campagne, dont un fort stock de report de 2,4 Mt, supérieur à celui de l’an dernier malgré la baisse de production mais en raison de la forte réduction des sorties vers l’U.E. Il n’en sera pas de même pour l’orge (notre édition d’hier) grâce au dynamisme de la demande de la péninsule Ibérique.

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