Aller au contenu principal

Céréales : la gestion du marché en priorité

Dans notre édition d’hier (rubrique «À la loupe»), nous avons fait état des mesures demandées par les organisations céréalières françaises (AGPB, AGPM et FFCAT) pour relancer l’exportation, du blé tendre en particulier. Ces mesures concernent surtout le rétablissement des restitutions. Au plan communautaire, le COPA-COGECA qui réunissait le 2 décembre son groupe d’experts céréaliers a émis les mêmes souhaits que les organisations françaises en faveur d’un rétablissement rapide des restitutions pour le blé.

En maïs, même avec des restitutions, il serait difficile d’affronter les grands exportateurs et en particulier les Etats-Unis qui affichent une récolte record (295 millions de tonnes). Pour le maïs français qui n’a jamais eu vocation d’affronter le marché mondial, il lui faudra déjà, cette campagne, essayer de protéger au mieux ses débouchés traditionnels sur l’Union européenne. Dans ce contexte, le groupe d’experts céréaliers du COPA demande le report de la date limite d’exécution du solde du contingent d’importation à droits réduits de maïs en Espagne.

Onic : des révisions de bilans

Si le comité permanent de l’Onic qui se réunit ce jour fera de ce dossier des restitutions son plat de résistance, il devrait être aussi amené à réviser certains de ses précédents prévisionnels. Notamment, en l’absence de décisions en matière de restitutions, l’office des céréales devrait réduire ses perspectives d’exportation de blé vers les pays tiers, quitte à revenir sur cette analyse si Bruxelles répond favorablement aux demandes des professionnels européens.

En revanche, les prix très compétitifs actuels des blés français sur le marché intérieur de l’Union européenne, permettent d’entretenir un bon courant de ventes vers nos partenaires.

Les maïsiculteurs dans l’attente

Dès lors, les prévisions Onic de livraisons à l’Union européenne pourraient être relevées. Ces prix, malgré leur modicité, ne sont cependant pas encore suffisamment concurrentiels par rapport à ceux du maïs pour rivaliser avec cette céréale. Les précédents bilans prévisionnels qui rognaient la part du blé dans l’alimentation animale risquent de se voir confirmés, comme le transfert de la demande des fabricants d’aliments vers le maïs.

Un renforcement de débouché qui serait fort bien accueilli par les maïsiculteurs qui voient les estimations de récolte progresser régulièrement puisque l’on approcherait aujourd’hui, les 16 millions de tonnes.

Pour l’orge, le coup de fouet donné à l’exportation par l’attribution des deux contingents de 1 million de tonnes (chacun) avec restitutions, incitera sans doute l’Office à réviser en hausse ses perspectives d’exportations. En définitive, ce marché de l’orge qui s’annonçait le plus lourd en début de campagne est aujourd’hui le mieux équilibré.

Les plus lus

des poules oranges
Prix des poules pondeuses – Cotation réalisée le 07 mai 2026

La CPP (Cotation poule pondeuse) est publiée dans Les Marchés le lundi reflète les prix de la semaine précédente. La CPR (…

Œufs aux drapeaux ukrainien et turc
Œufs : les importations européennes bondissent de 65 % au premier trimestre, l’Ukraine et la Turquie en profitent

Les importations d’œufs de l’Union européenne ont atteint un record sur le premier trimestre 2026. L’Ukraine a progressé, mais…

batau porte conteneur de dos
Viande bovine : la consommation continue de reculer dans l’UE, mais les importations vont bondir en 2026

La consommation par bilan de viande bovine va continuer son déclin en 2026, selon les prévisions de la Commission européenne.…

conteneur bresilien au port
Viande bovine : les exportations brésiliennes pourraient chuter de 10 % à cause de la Chine

Les droits de douane instaurés par la Chine sur la viande bovine vont bientôt conduire à l’arrêt des exportations du Brésil,…

vue en contre plongée, dans une allée entre des conteneurs sur un port
Viande bovine : chute attendue de 13 % des importations chinoises en 2026

La production mondiale de viande bovine est attendue en légère baisse en 2026. Ce alors que le premier importateur mondial, la…

vaches dans une prairie
Quelles sont les conséquences des mesures pour réduire le cheptel laitier aux Pays-Bas sur le marché du lait européen ?

Les Pays-Bas mettent en place un système d’aides pour réduire les troupeaux laitiers. Si les effets à court-terme seront peu…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio