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Celmar en demande plus aux naisseurs engraisseurs

Le contrat «naisseur engraisseur +» permet de développer l'engraissement à partir de broutards fournis par la coopérative. S'il le souhaite, l'éleveur peut opter pour une mise en place sécurisée.

Les initiatives en faveur de l'engraissement des JB se multiplient. Celmar, coopérative des éleveurs de la Marche, annonce la création d'un nouveau type de contrat. Baptisé «naisseur engraisseur +», son principe est de fournir des broutards aux éleveurs qui souhaitent développer l'engraissement de jeunes bovins mâles ou femelles. Plus de 1 500 têtes ont ainsi été mises en place depuis le début de l'année, avec un objectif de 3 500 pour l'ensemble de 2006.

« Nous sommes dans une zone de naisseurs engraisseurs et donc une très grande majorité des éleveurs garde ses bêtes jusqu'à l'abattage, indique Philippe Deschamps, directeur de la coopérative installée à La Souterraine (Creuse). Engraisser plus d'animaux, en achetant à l'extérieur, permet d'écraser les coûts fixes. La conjoncture s'y prête, avec l'existence du Plan Bâtiment et de prix des céréales relativement faibles». Une partie des broutards provenant des naisseurs est donc mise en place chez les naisseurs engraisseurs. Cela détourne un bon tiers des flux habituellement destinés au marché italien.

Rémunération selon le prix de revient

L'activité d'engraissement est par nature exposée aux fluctuations de prix entre l'achat et la vente des animaux. Conscients des incertitudes qui pèsent sur la filière viande, les responsables de Celmar proposent à leurs adhérents un contrat de mise en place sécurisée, auquel sont associés les fabricants d'aliments du bétail. L'idée est de garantir une rémunération au kilo de croît, déconnectée du marché. C'est le prix de revient qui sert de référence. « Environ deux tiers de nos contrats naisseur engraisseur + sont sécurisés, précise-t-il. Les jeunes sont particulièrement intéressés

Celmar insiste sur les spécificités de son dispositif par rapport à celui qu'ont lancé, il y a quelques semaines, les fédérations des éleveurs (FNB) et des coopératives (FNCBV). La sécurisation du revenu est proposée aux investisseurs créant au moins 30 nouvelles places d'engraissement (et non 50). Elle ne dépend d'aucun fonds public (et n'entre pas dans le cadre de l'aide de minimis, plafonnée à 3 000 euros).

Les «naisseurs engraisseurs +» sont engagés en contrat Label Rouge Limousin Junior, réservé aux bovins femelles de moins de 28 mois et mâles de moins de 18 mois. Ils participent à l'approvisionnement de Bigard à Cuiseaux, Sopacel à Lyon, Union France Limousin à Montmorillon et Somafer à Bessines. Avec plus de 1 000 tonnes de viandes labellisées en 2005, la coopérative creusoise est le plus important fournisseur de cette filière.

Par ailleurs, Celmar participe au Projet Filière 2005-2007 pour développer l'engraissement dans la région. Signé avec l'Office de l'Elevage, il concerne aussi les coopératives Univia (Dordogne), Bevicor (Corrèze), CCBE (Creuse), EPV (Haute-Vienne et Corrèze) et Corali (Charente). L'objectif est d'augmenter de 30 % le nombre d'animaux labellisables. Pour les JB et les génisses, Celmar arrive à plus de 90% de mise sous contrat par les éleveurs. Cela permet d'anticiper les sorties sur le marché.

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