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CECAB renforce le marketing et l'export

Issu de grandes multinationales, le nouveau directeur de CECAB vise le retour à la croissance rentable.

Avec à sa tête un nouveau directeur général, Paul Guérault depuis la mi-novembre, le groupe Cecab (Vannes, Morbihan) a pour ambition de « retrouver de la croissance rentable » et, pour cela, veut se muscler « sur le plan marketing et commercial». Le groupe agroalimentaire, fort de 25 usines et 5 800 salariés ne peut se contenter, en effet, ni d'un marché français du légume d'industrie (39 % de son CA 2004 de 1,416 milliard d'euros), en recul sur sa partie appertisée, ni d'une filière porcine (31 % des ventes) où les salaisons et le négoce international compensent tout juste les pertes du secteur abattage.

« Nous lançons cette année des études d'usage des consommateurs en légumes, des études de fond de marques (NDLR : d'Auçy en légume appertisé est numéro 1 en France et numéro 2 en Europe, selon Cecab), des tests packaging et de publicité », a expliqué le directeur général, qui a fait l'essentiel de sa carrière dans des multinationales autour des produits de grande consommation -Danone notamment-, dans des directions marketing, commerciales et de manager général, en France comme à l'étranger.

Si le niveau d'investissements prévu sur 2005 devrait être sensiblement du même niveau qu'en 2004 (54 millions d'euros), la partie "matériel" proprement dite (sécurité dans les usines, renouvellement de magasins en libre-service agricole, etc.) ne portera que sur une quarantaine de millions. Ce sont les investissements immatériels qui absorberont le reste. Cecab prévoit de renforcer son laboratoire en R&D (12 personnes actuellement) et d'orienter ses travaux sur plusieurs filières, avec le souci de rationaliser toute la procédure de développement. « Le processus est désormais activé, a poursuivi M. Guérault. Les résultats seront connus dans le courant 2006 pour orienter les produits à partir du début 2007».

Une usine en Russie pour 2007

D'ores et déjà Cecab annonce son intention de doper de 30 % son budget de communication, actuellement de 5 millions d'euros par an, principalement sur d'Auçy. En parallèle, le groupe morbihannais veut développer ses ventes à l'exportation, non plus au départ de France pour du business généré par ses filiales commerciales (5 en légume, 4 en viande de porcs), mais par des implantations industrielles.

Selon M. Guérault, le projet d'une usine en Russie (Caucase), annoncé il y a trois ans pourrait voir le jour en 2007. Coût de l'investissement : 20 millions d'euros pour fabriquer 15 000 tonnes de maïs doux et de pois par an. Cecab exporte aujourd'hui le tiers de ses ventes hors secteur d'approvisionnement à l'agriculture soit 1,161 milliard d'euros.

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