Aller au contenu principal

Ce que la loi autorise ; la pratique recommandée


> Daniel Maslanka, vice-président de l'Association pour l'achat dans les services publics (Apasp).
Le fractionnement en lots nécessite une connaissance fine de l'offre potentielle. Daniel Maslanka, vice-président de l'Apasp* (club des acteurs de la commande publique) chargé de la restauration collective, nous livre quelques conseils.

Le décret du 25 mars 2016 relatif aux marchés publics confirme l'obligation des acheteurs d'allotir leurs commandes afin de favoriser l'accès des petits fournisseurs à la commande publique. « En la matière, il importe de bien connaître le réseau de fournisseurs avant d'allotir, conseille Daniel Maslanka, vice-président de l'Apasp, ” ble est essentiel ». Si l'on veut favoriser les circuits courts, il est possible de dimensionner le lot pour permettre à de nouveaux fournisseurs de répondre, selon lui. Un producteur de rillettes, qui ne produit rien d'autre, ne pourra répondre à un appel d'offres comportant plusieurs types de charcuteries. Si un lot comprend plusieurs types de produits, des fournisseurs vont devoir se regrouper pour le fournir.

L'acheteur peut réaliser des études de marché

À la source du marché

L'acheteur « peut effectuer des consultations ou réaliser des études de marché, solliciter des avis ou informer les opérateurs économiques de son projet et de ses exigences », dit le décret du 25 mars 2016. Ceci à condition que ces résultats « n'aient pas pour effet de fausser la concurrence, etc. ». L'an dernier, à Lomme (59), des échanges entre un groupement d'une trentaine d'établissements et l'ensemble des grossistes de carreau ou à service complet en fruits et légumes a permis de mieux se comprendre. Les acheteurs ont adapté leurs cahiers des charges aux contraintes exprimées et les grossistes ont pu répondre pour la première fois à un marché en se constituant en groupement d'intérêt économique (GIE). Ce GIE, baptisé du Min à l'assiette, rassemble des offres complémentaires en légumes régionaux, nationaux et d'importation. Il a pu répondre à l'appel d'offres et a été retenu, pour la plus grande satisfaction des établisse-ments. Plus de 80 % des produits sont issus de la production nationale. « Au cœur de la pratique se trouvent la bonne connaissance de l'offre et le rapprochement avec les opérateurs », souligne Daniel Maslanka.

Labels et cycles de vie

L'acheteur peut mentionner un label et faire référence au coût du cycle de vie. « Ces possibilités sont à prendre avec précautions », insiste toutefois le vice-président de l'Apasp. L'acheteur doit être au fait des spécificités du label car un fournisseur capable d'offrir des spécificités équivalentes ne pourra être écarté. Il doit aussi faire une approche rigoureuse du coût de cycle de vie afin de le justifier en toute transparence auprès de fournisseurs non retenus. S. Carriat

* L'Apasp et Restau'Co ont signé une convention avec la FFMIN.

Les plus lus

drapeau turc qui flotte au vent
Volaille : la Turquie suspend ses exportations pour le Ramadan

Les exportations de volailles turques sont suspendues depuis le 9 février. Cette mesure prise par l’État turc, vise à contenir…

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

zone de contention en abattoir
Quels sont les abattoirs de boucherie récemment en difficulté, en infographie

La France a perdu un abattoir sur 5 depuis 2010. En s’appuyant sur la presse locale, Les Marchés a tenté de dresser une carte…

camion devant quais de déchargement, de nuit
Viande bovine : le déficit commercial divisé par deux en 2025 en volume

Les exportations de viande bovine de la France ont progressé en 2025 ; notamment vers l’UE, tandis que les importations…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio