Aller au contenu principal

Cantal Salaisons joue le classement montagne

L'entreprise utilise les appellations Auvergne et Montagne. Elle lance les fagots d'Aurillac.

Les projets ne manquent pas chez Cantal Salaisons. Dans le domaine du saucisson, un nouvel atelier est opérationnel au Pôle Viande d'Aurillac. La production doit maintenant augmenter. « Notre objectif est de passer rapidement de 60 à 200 tonnes de saucisson », signale Jeff Greiveldinger, le directeur commercial. L'entreprise d'abattage, de découpe et de transformation, filiale du groupe coopératif Altitude, vient pour cela d'investir dans les Fagots d'Aurillac. Cette recette traditionnelle de saucisses sèches est proposée dans un nouveau sachet sous atmosphère contrôlée.

L'activité de découpe de porc doit être déplacée vers l'abattoir. Initialement prévu en juillet, le transfert interviendra au premier semestre de 2007. De la place sera alors libérée dans les anciens ateliers. Cela doit permettre de développer la production de jambon sec. L'objectif est de la doubler en quelques années, pour atteindre les 400 tonnes. Autre projet, le rapprochement avec Porcentre. Une prise de participation a déjà été réalisée. Cantal Salaisons veut grimper dans le capital de la société clermontoise. L'ensemble représentera 16 millions d'euros de chiffre d'affaires. Actuellement, la filière porcine d'Altitude, groupe issu de l'adhésion des Eleveurs du Pays Vert à Centre Lait, pèse moitié moins.

Nouveau conditionnement

L'entreprise est l'une des rares à disposer d'une filière en amont totalement intégrée et à garantir sur l'ensemble de ses produits à la fois la provenance Auvergne et la dénomination Montagne. Elle compte sur ces atouts pour lancer les Fagots d'Aurillac. « La mise au point du nouveau conditionnement n'a pas été simple, raconte Jeff Greiveldinger. Toute la difficulté tient à la présentation sous forme de cinq brindilles de saucisses sèches. On a créé un fourreau en imitation lin. C'est un bon support de communication. L'ensemble est mis dans une poche sous atmosphère contrôlée, où l'oxygène est enlevé puis remplacé par du dioxyde de carbone. »

Résultat, la durée de vie théorique du produit est portée à 60 jours. L'entreprise espère même obtenir l'agrément sur 90 jours. Un sacré plus par rapport au précédent conditionnement, sous forme d'étiquette papier. Le produit est mieux protégé et ne dessèche pas.

La recette est à base de porc de montagne. Un logo certifie que l'animal est né, élevé, abattu et transformé à plus de 600 mètres d'altitude. « On se distingue de la qualité standard, à base de cochon breton ou hollandais, frais ou congelé, souligne-t-il. Ce genre de produit convient à la fabrication de côtelette, pas de charcuterie. Contrairement aux porcs à croissance rapide, les nôtres ont besoin d'une durée d'élevage plus longue. L'altitude implique une plus grande résistance. Sur le plan génétique, un minimum de 50 % de large white est demandé. »

Par ailleurs, la recette de fabrication est traditionnelle. Le boyau est naturel, la fleur de surface aussi. Une touche d'ail et de cognac complète le profil haut de gamme du produit, qui s'inscrit dans le cadre d'une consommation nomade.

Les plus lus

dindes en élevage
Dinde : alourdir les carcasses, la stratégie de LDC et Galliance pour la reconquête

Après une chute ininterrompue des abattages depuis 2000, la dinde semble reprendre quelques couleurs en France. Au moins le…

Terrains de stockage et troupeaux au Brésil
Viande bovine : la Rabobank prévoit une baisse de la production mais s’inquiète de la demande en 2026

Les prévisions de la Rabobank sont à une poursuite de la baisse de l’offre mondiale de viande bovine, et une hausse des prix…

Œufs aux drapeaux ukrainien et turc
Œufs : les importations européennes bondissent de 65 % au premier trimestre, l’Ukraine et la Turquie en profitent

Les importations d’œufs de l’Union européenne ont atteint un record sur le premier trimestre 2026. L’Ukraine a progressé, mais…

batau porte conteneur de dos
Viande bovine : la consommation continue de reculer dans l’UE, mais les importations vont bondir en 2026

La consommation par bilan de viande bovine va continuer son déclin en 2026, selon les prévisions de la Commission européenne.…

vaches dans un pré
Prix des bovins : après 8 semaines de baisse, le plancher en vue ?

Les prix des vaches allaitantes et des vaches laitières se stabilisent tandis que ceux des jeunes bovins s’effritent encore…

Javier Prida
Œufs : Le premier quota d’ovoproduits réservé au Mercosur rempli sur le champ par une seule entreprise

La firme argentine Ovoprot a fourni en quelques jours le premier quota détaxé d’ovoproduits attribué au Mercosur dans le cadre…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio