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BRM/Intermarché : des accords nationaux controversés

L’accord régional privé conclu entre le BRM et la Scafruits Brignoles (plate forme qui fournit les magasins Intermarché d’une partie du Sud Est en F&L) , est devenu un accord national avec Intermarché. Il a été signé mardi 17 entre Marc Charpentier, membre du Conseil d’administration du département fruits et légumes d’ITM, et René Reynard, vice président du BRM à délégation de son président Laurent Favel. Cela se traduit par une homogénéisation des prix de ventes de quatre espèces (pêches, nectarines, tomates et melons) à un niveau identique dans près de 2000 magasins à l’enseigne Intermarché et Ecomarché de l’hexagone.

Cet accord qui vise non pas à instaurer un prix minimum mais à geler les marges du distributeur, a été conclu pour trois jours. Il sera annoncé aux consommateurs par une importante vague de communication (financée par ITM) sur les radios FM et grandes ondes avec une référence prix. Un cas unique depuis la mise en vigueur de la loi de NRE. « En dépit des excès constatés, la loi de nouvelles régulations économiques nous a privés de vecteurs de communication en cas de crise,explique Laurent Favel, président du BRM. Nous avons consulté la DGCCRF avant de prendre cette décision. Le risque est moindre. Mais nous avions le choix : faire du politiquement correct ou du business ambitieux pour développer les ventes de fruits et légumes». Les messages seront diffusés jeudi 19, vendredi 20 et samedi 21 août, avec des prix de vente de 90 centimes le melon ou le kilo de tomates, et 1,35 euro le kilo de pêches ou nectarines. A ces tarifs, « nous ne sommes pas loin du prix coûtant» affirme Marc Charpentier . Jeudi soir, plus de 1200 palettes de tomates, 1000 de melons et 1500 de pêches nectarines ont été prévues pour l’opération. Sur un plan plus technique, l’accord prévoit que la préférence devra être donnée aux productions nationales puis régionales. Cela signifie que le BRM et ses opérateurs commerciaux n’auront aucune exclusivité sur l’approvisionnement des 18 plates formes Scafruits en France.

Il sera cependant intéressant d’observer la réaction des autres enseignes de la distribution et des comités de bassin. A l’attention des enseignes des GMS, le message est clair : « nous sommes prêts à bâtir d’autres partenariats pour démontrer que lorsque deux parties ont des objectifs communs pour le développement des ventes, il est tout à fait possible de trouver des termes consensuels», selon le BRM.

Au-delà de la période des trois jours de communication, ITM s’est engagé à maintenir une politique de prix dans l’intérêt des consommateurs. Les premiers résultats seront publiés en début de semaine prochaine. En attendant, de nouvelles actions sont annoncées dans le Sud Est pour la fin de la semaine. Pour intimider la distribution. Mais qui osera répondre à la question récurrente : cette crise est elle celle des fruits et légumes ou celle de la distribution ?

Rédaction Réussir

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