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Bretagne Lapins crée un segment « riche en Oméga 3 »

Le premier opérateur breton spécialisé en lapin veut capter les consommateurs préoccupés par leur nutrition. Son objectif : garantir un apport de 30 % de la dose quotidienne recommandée en acides gras Oméga 3.

N’étant pas un opérateur majeur sur le marché du lapin (c’est le 4 e abatteur, loin dernière Loeul & Piriot), Bretagne Lapins tente d’ouvrir un segment novateur, celui de la viande diététique sous forme de découpes et demi-pièces. Les qualités diététiques du lapin n’ont pas encore été réellement exploitées alors que celui-ci est source d’acides gras Oméga 3 sans être gras (9 % seulement) et qu’il contient encore moins de cholestérol que le poulet.

Depuis plus d’un an, des barquettes « Atout Lapin » estampillées de la formule « source naturelle d’Oméga 3 » et de la fleur bleue de l’association Bleu Blanc Cœur se vendent avec succès dans une quarantaine de supermarchés bretons urbains et ruraux.

L’objectif visé à travers le projet « lapin santé » est une stricte garantie nutritionnelle, en particulier « riche en Oméga 3 ». Celle-ci exige un apport de plus de 30 % des AJR (apports journaliers recommandés), teneur qu’Atout Lapin atteint presque grâce à un apport alimentaire renforcé en luzerne, graines de lin ou féverole, ces matières végétales étant les sources des précieux acides gras.

Les différentes parties du lapin n’étant pas toutes égales en gras, la garantie « riche en Oméga 3 » s’établira sur la cuisse, partie la plus maigre donc contenant le moins d’Omégas 3. Le groupe coopératif breton Cecab (755 000 lapins abattus en 2005) restera le fournisseur exclusif en lapins certifiés aux Oméga 3. Il devra pour cela rester en deçà d’un surcoût de 5 % dû notamment à une alimentation enrichie en matières premières coûteuses. Cette contrainte doit être surmontée grâce à l’économie d’échelle d’une production interne, dans l’usine Cecaliment, de plus de 400 000 tonnes d’aliments pour animaux. Le « lapin santé » devra-t-il apporter d’autres garanties nutritionnelles ? La question est soupesée dans la toile des compétences mobilisées (Valorial, Archimex, Adria, Agrocampus, Inra). L’allégation « pauvre en gras » n’est pas simple à établir. Elle est relative, explique le directeur Bertrand Bonnier, il faut établir des références de viandes par rapport auxquelles le lapin contient sensiblement moins de gras. Et cela varie d’un morceau à l’autre.Le positionnement marketing du produit sera en tout cas très éloigné de la culture traditionnelle du civet ou du ragoût. Bretagne Lapins ose une « démarche originale », assure Bertrand Bonnier et y « met les moyens » et que le temps nécessaire. « Nous y croyons » affirme-t-il.

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